September 30, 2016

J’ai accompagné pendant 1 an une personne en situation de burn-out.
Épuisé physiquement et psychiquement, il s’enfermait dans les toilettes de l’entreprise pour pleurer et avait des sueurs froides devant son ordinateur.

Cette personne a une capacité de travail hors du commun. Il avance, avec sa seule volonté……
Il y a beaucoup de choses écrites sur les signes du burn-out et comment les reconnaître.
Je viens parler ici non pas du burn-out en lui-même mais bien de comment on se laisse entraîner dans cette spirale sans en avoir conscience.

Concrètement comment cela se passe ?

J’emploie le pronom « je » pour plus de clarté.
J’ai une capacité de  travail qui m’est propre.
Quand la charge de travail excède ma capacité, je vais, pour augmenter ma capacité de travail, et instinctivement me mettre en état de stress.
Une fois le travail fourni: soit je suis attentive et le stress baisse ; soit je le suis moins, et je garde le même niveau de stress.
Je vais donc réévaluer ma capacité de travail mais sans me rendre compte que je suis déjà en surcapacité.
Mais le stress a aussi des effets néfastes sur ma santé et ma capacité : fatigue, perte de sommeil, etc…
Donc ma capacité réelle diminue et je me retrouve face à plus de travail que je ne peux fournir!!!!
Par conséquent, pour faire face j’augmente encore mon stress…….
Cercle vicieux dont il est difficile de sortir, si on n’en prend pas conscience.

Où la sophrologie est-elle utile ?

  • Dans la prise de conscience : je suis stressé. On revient aux signes dont je parlais en début d’articles. Ai-je la bouche sèche ? des sueurs froides? des difficultés à respirer ? je mange plus sucré ?
  • Dans l’acceptation: comment être en contact avec moi-même et accepter les émotions qui parfois me submergent ?
  • Dans la prévention : comment éviter que ma capacité de travail diminue à court terme ?
  • Dans la gestion : comment revenir à un état de « non stressé » et retrouver la capacité qui m’est propre?
  • Dans l’élaboration : comment augmenter ma capacité de travail et ma concentration ?

Quelques séances de sophrologie suffisent.

Je termine par ce que m’a dit la personne dont je parle au début :

« Mon corps me disait certaines choses et ma tête autre chose. Ma tête décidait et mon corps suivait. C’est comme ça que j’ai été éduqué:le travail et la volonté avant tout. Aujourd’hui je sens un lien entre ma tête et mon corps. Et je ressens. Je ne suis pas dans l’effort généré par la volonté mais dans le ressenti de mon corps »

 

 Auteur : Bethsabée IFRAH-DOUBEZ, Sophrologue.

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