March 26, 2017

Catherine Aliotta, sophrologue, fondatrice et présidente de la Chambre syndicale de la sophrologie, explique ce que peut apporter la discipline.

Se connaître, se comprendre, vivre mieux. Voilà en quelques mots ce que peut apporter la sophrologie. Le mot  assemble à lui seul plusieurs mots ! Sôs, phrên et logos signifient respectivement équilibre, conscience, et étude.

Est-ce thérapeutique ? « C’est une méthode psycho-corporelle, avec une vocation thérapeutique. Elle permet de réaliser ses potentiels et de retrouver un état de bien-être » résume Catherine Aliotta.

Née dans les années 60, la sophrologie a ceci de particulier qu’elle ne prône pas la toute puissance de l’esprit sur le corps (ou l’inverse) : c’est une approche sensorielle, le lien corps-esprit est au cœur des échanges. « Une séance, ce n’est pas uniquement un moment de réflexion intellectuelle. On se reconnecte à ses sensations, avec des associations à un ancrage physique. On sollicite le goût, les couleurs, les odeurs, les sons… » Doit-on y voir une inspiration bouddhiste, ou même neuro-cognitive ? « Les deux, Alfonso Caycedo, neuropsychiatre et inventeur de la sophro, a orientalisé son travail » indique Catherine.

Comme la comparaison avec la psychothérapie survient souvent, autant pointer les différences. « En sophro, on ne travaille pas sur le symptôme, on ne pose pas de diagnostic. Le sophrologue part du vécu, de la situation de la personne à l’instant donné pour une approche sur-mesure. »

Toutes les thérapies le sont, non ? « On travaille sur les conséquences plus que sur les causes. La personne est amenée à se ré-écouter, à se reconnecter, c’est à partir de là qu’elle pourra avancer. » A ce travail, central, sur la demande, s’ajoute la possibilité de prendre du recul, avec toujours en tête l’objectif d’un résultat et bien sûr d’une autonomie. Cette lisibilité des moyens et des objectifs permet à la sophrologie d’être utile dans bien des situations et étapes : celles où l’on doit vivre avec des soucis de santé chroniques, celle où l’on ressent le besoin de se reconnecter à ses propres valeurs, pour se retrouver, et celles où l’on se prépare à affronter un changement. Une embauche, un mariage, un accouchement… tous ces moments où l’on veut souffler comme on dit.

Luc Biecq

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