March 28, 2017

Les vacances approchent, et pour certains, le stress du voyage aussi. Chaque jour, dans le monde, plus de 80 000 avions décollent et atterrissent. La sécurité aéroportuaire est de nos jours de plus en plus renforcée. Les appareils sont conçus pour résister aux turbulences et à la foudre, conserver une vitesse optimale durant le vol sans ralentir et éviter qu’ils puissent se retourner. Pour l’année 2015, sur 39 millions de vol, 4 accidents seulement se sont produits, faisant un peu moins de 900 victimes. En comparaison, le nombre des accidentés de la route, tous pays confondus, s’est élevé à plus d’1,2 millions sur la même période.

La probabilité de vivre un crash est quasiment comparable à celle de gagner à la loterie nationale, c’est-à-dire quasi impensable.

L’avion est incontestablement le moyen de transport le plus sûr au monde.

Et pourtant, la peur de l’avion est une des phobies les plus fréquentes. Plus du quart de la population française exprimerait une peur réelle des transports aériens.

Phobie complexe, s’il en est, puisqu’elle peut regrouper autant la peur de l’accident que la peur du vide, la peur d’avoir peur, la peur de perte de contrôle, la peur des hauteurs, la peur des microbes ou encore la claustrophobie.

Les images de crash, de détournement et d’attaques terroristes véhiculées par les médias attisent par leur traitement anxiogène cette peur irraisonnée. Les phobiques de l’avion ont d’ailleurs tendance à entretenir leur propre peur en se focalisant durant le vol sur les bruits suspects ou guetter de potentiels dysfonctionnements de l’appareil.

La sophrologie peut se révéler bénéfique pour accompagner au mieux les voyageurs stressés à retrouver le goût du voyage. Les exercices de relaxation dynamiques offrent des outils efficaces pour gérer les appréhensions et retrouver le calme au moment du décollage ou de l’atterrissage. Les exercices de visualisations travaillent plus en profondeur sur la projection des prochains vols en pleine confiance, calme et sérénité, en substituant notamment l’angoisse par des sensations agréables. La personne vit ainsi son vol positivement plusieurs fois.

Dans leur ouvrage Je n’ai plus peur en avion, la psychologue Vélina Negovanska et le spécialiste de la sécurité aérienne Xavier Tytelman abordent la respiration abdominale comme moyen utile pour gérer le stress avant et pendant le vol. Ce type d’exercice respiratoire permet en effet de détendre le corps, mais aussi d’éviter au mental de s’emballer.

A noter que pour réussir son prochain vol nécessite, il faut prévoir un accompagnement sur plusieurs séances individuelles hebdomadaires au moins 2 mois et demi avant le départ dans les cas les plus sérieux.

KM

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