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Vie scolaire

Sophrologie et vie scolaire

Interview de la sophrologue Laurence Le Henry

Laurence Le Henry sophrologueLaurence Le Henry est sophrologue à Paris. Elle nous raconte son parcours…

Quel a été votre activité professionnelle avant de devenir sophrologue ?
J’ai travaillé en tant qu’assistante de direction pendant plus de 10 ans auprès de dirigeants dans de grandes structures internationales (cabinet d’avocats puis audit).
Comme la plupart des salariés, j’avais beaucoup de stress au quotidien, la pression d’un environnement exigeant, changeant, et des horaires pas toujours compatibles avec une vie de famille.

A quel moment de votre vie êtes-vous entrée en contact avec la sophrologie ?
Ma première rencontre avec la sophrologie s’est faite dans le cadre professionnel puisque j’ai participé à une formation « gestion du stress » animée par une sophrologue. La qualité de l’intervention et les qualités humaines de l’intervenante m’ont poussée à en savoir un peu plus sur cette discipline. Alors enceinte de mon premier enfant, j’ai suivi une préparation à la naissance avec cette même sophrologue.
Cette formation m’a aussi véritablement ouvert les yeux sur la nécessité de trouver mes propres ressources pour faire face aux aléas de la vie. A un moment où je faisais le point sur mon évolution professionnelle, elle a fait murir mon projet de reconversion professionnelle.

Comment vous êtes-vous devenue sophrologue ?
Après la naissance de mes deux enfants, je voulais redonner du sens à ma vie professionnelle et faire en sorte que mon travail soit en accord avec mes valeurs. J’avais vraiment envie d’un métier plus humain et plus tourné vers les autres. La recherche d’un équilibre de vie et d’une plus grande liberté d’action ont également été un moteur.
Les métiers de relation d’aide m’ont toujours passionnée et la sophrologie correspondait à mon attente. J’ai choisi de suivre une formation au CEAS, école dirigée par le docteur Luc Audouin, pour le sérieux de sa formation alliant théorie et pratique, dispensée par des intervenants variés et tous sophrologues (médecin, kiné, psychologue, infirmière, professeur de yoga, sportif, responsable d’entreprise).
J’ai également complété cette formation par des cycles de spécialisations dans des domaines qui me tenaient particulièrement à cœur : le stress au travail, la sophrologie appliquée à la femme enceinte (dans un hôpital à l’école des sages-femmes) et les enfants.

Qu’est-ce que la sophrologie pour vous ?
Un outil de développement personnel génial avec des domaines d’interventions très variés permettant à chacun de pouvoir développer ses capacités d’adaptation et d’évolution, autant dans sa vie personnelle que professionnelle.
La sophrologie c’est avant tout pour moi une démarche et une pédagogie d’action s’appuyant sur des techniques concrètes, pratiques, simples et efficaces, utilisable par tous. Pratiquée avec motivation et avec entrainement, la sophrologie permet de profiter pleinement de chaque instant de sa vie, plutôt que d’attendre que soient réunies les conditions que nous pensons être nécessaires à notre bien être.

Avez-vous une spécialisation ?
Je pense que nous attirons la clientèle qui « nous ressemble », en fonction de notre personnalité, de nos expériences et de notre parcours. A mon cabinet je reçois en consultation individuelle toute les tranches d’âges sur des problématiques assez variées. Mais la sophrologie appliquée à l’enfant m’intéresse particulièrement.
Depuis mon installation, j’ai beaucoup axé mes démarches auprès des personnes travaillant avec des enfants. Je me suis donc fais connaitre dans mon quartier auprès de pédiatres, d’orthophonistes, de psychologues pour enfants pour expliquer qui je suis, comment je travaille et expliquer aussi en quoi consiste la sophrologie adaptée à l’enfant, la démarche, les bienfaits… Démarche concluante car aujourd’hui plusieurs pédiatres me font confiance et m’envoient des enfants en consultations.
Depuis septembre dernier, j’anime des ateliers hebdomadaires dans une école maternelle pour des enfants de moyenne section. Le but étant de suivre sur une période assez longue des enfants et d’introduire le bien-être et la relaxation à l’école. L’essai est concluant car j’ai été contactée par une association qui anime des ateliers dans les écoles du quartier pour une collaboration en septembre prochain.

Quels sont les problématiques que vous traitez auprès de ces enfants ?
Les problématiques que j’ai eu à traiter jusqu’à présent sont variées.
Les parents amènent leurs enfants en consultation car ils les sentent stressés, anxieux avec souvent des difficultés pour trouver le sommeil. Il y a aussi la timidité, le manque de confiance en soi, les TICs, l’hyperactivité, l’agressivité ou le manque de concentration (qui inquiète les parents appréhendant l’échec scolaire). J’ai également suivi sur plusieurs séances une enfant souffrant de migraines, pour l’aider à surmonter sa douleur lors des crises.
Les enfants d’aujourd’hui sont très sollicités et subissent souvent le rythme infernal de leurs parents. Certains ont des emplois du temps très chargés avec très peu de « temps morts », et très peu de plages laissées à l’ennui ou au rêve !
L’environnement familial, l’école, une sur-stimulation, des exigences trop fortes, des rythmes épuisants ou encore les éventuels changements dans la vie de l’enfant peuvent affecter son développement.
Les enfants ne sont pas différents des adultes, ils ont autant besoin de nous de moments de détente psychique et physique.

Comment se déroule une séance de sophrologie avec des enfants ?
Que ce soit en individuel ou en groupe, je m’assure auprès de l’enfant qu’il sait pourquoi il est là, et je lui explique ce qu’on va faire ensemble. C’est très important de le mettre au cœur de cette démarche. D’ailleurs, les premières minutes d’une séance sont déterminantes. Il s’agit de créer un lien de confiance avec l’enfant mais aussi avec le parent.
Une séance de sophrologie avec un enfant est avant tout ludique. Cet aspect est primordial pour attirer sa curiosité, lui donner envie de pratiquer l’exercice et de le mémoriser facilement afin qu’il puisse le refaire chez lui de façon autonome. Il faut être créatif et s’appuyer sur les gouts de l’enfant pour personnaliser les relaxations guidées et mettre ainsi à profit son imagination.
Concrètement, une séance dure entre 45 minutes et 1h, pendant laquelle j’alterne :
- des moments de motricité (mouvements qui vont mobiliser différentes parties corps et favoriser le travail sur le schéma corporel, l’apaisement, l’attention, la concentration)
- des moments de détente où la respiration prend une place importante ; des visualisations avec des images adaptées à l’âge de l’enfant ou à l’aide d’histoires et de contes, en musique

Puis en fin de séance, je l’encourage à exprimer ses ressentis au travers de dessins dans un cahier. Ce temps de parole accordé à l’enfant lui permet de dire, s’il le souhaite, l’exercice qu’il a le plus apprécié et qu’il pense refaire chez lui.
Il faut rester simple, authentique et spontané avec un enfant. L’essentiel est de l’inviter à participer à une histoire, de lui apporter de la détente, mais aussi et surtout du plaisir. Également, lui faire gouter une expérience avec des découvertes qu’il pourra utiliser dans sa vie de tous les jours, à l’école, à la maison, avec ses amis et dans sa vie d’adolescent puis d’adulte.
Quand l’enfant souhaite revenir de lui-même et pas « pour faire plaisir », alors il s’investit dans ses séances et c’est là que les bénéfices qu’il en retire sont les plus nombreux !
Généralement, les enfants sortent ressourcés, attentifs et avec le sourire !

Comment envisagez-vous votre avenir de sophrologue ?
Je souhaite développer la relaxation en milieu scolaire pour les enfants mais aussi pour les enseignants. Je suis en train de développer un atelier pour des lycéens et des étudiants afin de leur permettre de mieux gérer le stress, la pression des examens et des concours.
Soucieuse d’apporter la meilleure aide possible, j’étends mon champ d’action progressivement vers une autre population en proie au stress : les sportifs de haut niveau. Prochainement, je vais animer une session d’initiation à la sophrologie pour des étudiants en première année d’école de kinésithérapie.
Pratiquer mon métier avec enthousiasme et avec envie, le faire connaitre au plus grand nombre et mettre l’humain et le bien être au cœur de ma pratique, telle est ma motivation.

Le site internet de la sophrologue.



Interview de la sophrologue Solange Siri

Solange Siri sophrologueNous poursuivons notre série de témoignages de sophrologue avec le parcours de Solange Siri.

Quel fut votre parcours professionnel avant de devenir Sophrologue ?

Avant d’être sophrologue, j’étais enseignante, j’enseignais l’anglais en collège. Ce qui m’attirait au départ dans cette profession, comme dans les autres responsabilités que j’ai occupées (principalement dans l’assistance, le conseil et la relation client), c’était la transmission et l’accompagnement. J’ai mis mon métier de professeur entre parenthèses, car j’ai envie d’accompagner le développement des capacités de mes élèves, mais aussi d’autres personnes, d’une façon plus globale que par l’unique enseignement d’une langue étrangère.
Au collège, où les conditions d’exercice sont souvent très difficiles, j’ai très rapidement senti que les outils pédagogiques que j’avais acquis de par mon cursus universitaire et ma formation d’enseignante, restaient limités à l’enseignement théorique d’une langue, me laissant impuissante et frustrée dans la plupart des situations difficiles au niveau de la relation aux élèves, de la gestion de groupe et de la résistance au stress. Très vite, j’ai ressenti que mon manque de confiance en moi et en mes capacités à l’époque, étaient un frein puissant à mon épanouissement professionnel et personnel dans ce métier.

La sophrologie m’a réconciliée avec ma confiance en moi et m’a dévoilé mon envie d’étendre mon champ d’action.

A quelle occasion de votre vie avez-vous découvert la sophrologie ?

J’ai découvert la sophrologie il y a plusieurs années, à un moment de ma vie où différents éléments difficiles se sont cumulés. Une amie m’avait parlé de la sophrologie et m’avait conseillé de rencontrer la sophrologue qui la suivait. La sophrologie a été comme une bouée de sauvetage pour moi à une période où je me noyais dans les soucis et les idées noires.
Au bout de quelques séances, la sophrologie m’a réconciliée avec mon corps, mes sensations et ma confiance en moi. La méthode m’a permis de prendre conscience de mon existence propre, de ma présence ici et maintenant et de développer un regard différent sur ma vie, plus positif et avec plus de recul. Dès lors, je me suis dit : « un jour je serai sophrologue », pour vivre  et maîtriser cet état harmonieux tous les jours, à chaque instant et le transmettre aux gens autour de moi.

Comment vous êtes-vous formée à la sophrologie ?

Après avoir vécu un accompagnement individuel en sophrologie puis l’avoir pratiqué en cours collectifs pendant quelques années, j’ai décidé de m’investir dans une formation professionnelle au métier de sophrologue. J’ai choisi l’INES (Institut National d’Enseignement de la Sophrologie) pour suivre cette formation. La responsable pédagogique de l’école, Marie-Laure Alagille Jacquet, était la sophrologue qui menait les cours collectifs auxquels je participais. Connaissant la rigueur, la qualité et l’efficacité de ses séances, c’est tout naturellement que je me suis adressée à son école pour la formation de sophrologue. Marie-Laure est très exigeante avec ses élèves mais sait être disponible et à l’écoute. Avec beaucoup de douceur mais aussi avec la fermeté nécessaire pour mener un groupe pour qu’il avance et évolue positivement, Marie-Laure s’attache constamment à dévoiler le potentiel de chacun de ses élèves, elle nous aide à prendre plus confiance en nous et nous fait grandir finalement.
Ce n’est pas une formation facile mais l’INES donne vraiment à ses élèves les moyens et les supports pédagogiques pour réussir.  L’école tient vraiment à la qualité et la compétence professionnelle des élèves à qui elle délivre le diplôme de sophrologue certifié, ce qui est primordial pour le développement, la reconnaissance et la pérennisation de la profession.

Comment conduisez-vous vos séances de sophrologie ?

Mes séances de sophrologie sont différentes selon qu’elles se déroulent en individuel ou en collectif.

En cours collectifs, après avoir accueilli le groupe, j’explique la séance : son intentionnalité, c’est-à-dire ce que nous essayons d’atteindre ou de développer par la technique de la séance. Je décris les mouvements s’il s’agit de relaxation dynamique ou encore les projections et visualisations que nous allons mettre en place si nous vivons des visualisations positives, en bref, je décris le déroulement de la séance et la manière de procéder. Puis la séance démarre guidée par le son de ma voix. Les séances se font toujours dans des postures de quotidienneté et d’action : debout ou assis. Après la séance et avant de se quitter, nous vivons un temps de partage du ressenti de chacun, au cours duquel les élèves qui le souhaitent peuvent verbaliser ce qu’ils ont vécu, dans l’objectif de mieux l’intégrer encore.
Lors des séances individuelles, je prends plus de temps avec la personne venue me voir, pour découvrir l’état d’esprit dans lequel elle arrive. A son écoute, je la laisse s’exprimer pour lui permettre de déposer des valises éventuellement trop lourdes et pour me permettre de calibrer au mieux la séance de sophrologie et la technique utilisée en fonction des besoins de la personne. La toute première séance individuelle est toujours un peu plus longue car c’est là que je prends le temps de découvrir la personne ; je lui laisse le temps de formuler sa demande concernant un accompagnement en sophrologie et l’interroge de manière à obtenir les informations qui me permettront de lui proposer un suivi adapté à ses besoins, voire à sa problématique.

Vous avez été enseignante. Est-ce que la sophrologie était présente dans les établissements dans lesquels vous exerciez ?

Je n’ai pas eu l’occasion d’exercer dans des établissements où la sophrologie était présente malheureusement. J’avoue qu’avant d’avoir fait ma formation, je n’imaginais pas qu’on puisse intégrer la sophrologie au collège. Je vois maintenant parfaitement à quel point elle pourrait être utile, et pas seulement pour la préparation aux examens mais aussi au long cours, pour aider les élèves à canaliser leur énergie ou aider l’équipe d’encadrement à faire face au stress et aux situations difficiles.

Quels sont vos autres domaines d’intervention ?

J’ai suivi des séminaires de spécialisation dans la gestion du stress et des émotions par la sophrologie, dans l’amélioration du sommeil et dans l’accompagnement du vieillissement. J’ai beaucoup de plaisir à organiser auprès de clubs de retraités ou des instituts divers, des ateliers thématiques qui s’adressent aussi parfaitement à des adultes plus jeunes : atelier équilibre, renforcement de la mémoire et de la concentration, amélioration du sommeil.
Dans mon cabinet, j’organise des séances collectives en petits groupes dont l’objectif est le développement de la détente corporelle et mentale, la confiance et l’affirmation de soi, la gestion du stress, le lâcher-prise…
Les problématiques plus particulières et personnelles peuvent-être abordées en séances individuelles, elles peuvent concerner : l’accompagnement au changement de comportement concernant une addiction par exemple, la confrontation à un évènement douloureux (deuil, séparation, maladie…), préparation à un examen, un entretien professionnel par le renforcement de la confiance en soi.

Quelle est votre définition de la sophrologie ?

Pour moi la sophrologie est une pédagogie du mieux-vivre, du mieux-être. C’est un entraînement au développement de nos capacités profondes par le renforcement de notre aptitude à avoir un regard plus positif sur nous-mêmes et sur la vie. La sophrologie est un outil très efficace dans la vie de tous les jours quand il est utilisé régulièrement pour optimiser notre énergie positive et nos capacités d’adaptation à toutes les situations de la vie.
Au travers de techniques basées sur la relaxation du corps et de l’esprit, sur la maîtrise de la respiration, à l’aide de mouvements doux de tension-relâchement et des visualisations positives, la sophrologie cherche à mobiliser et optimiser les ressources positives de l’individu. Ces techniques sont vécues à un niveau de vigilance abaissée, permettant d’être plus disponible à nous-mêmes et permettant au corps d’être plus réceptif aux sensations et de mieux les mémoriser.

Le site de la sophrologue : www.lasophrologiedansmavie.fr



Revue de sophrologie #22

22. Ce chiffre est celui des noces de bronze, mais également le numéro de cette nouvelle revue sophrologique.

Commençons tout d’abord pour annoncer une initiative imminente.

Il s’agit des portes ouvertes du Studio Feel Fine situé à Haguenau en Alsace. Celles-ci auront lieu samedi 06 octobre entre 9h et 18h.

Ce rendez-vous, animé notamment par la sophrologue Sylvie Dupart, sera l’occasion de découvrir les activités de la structure : la sophrologie, l’aromathérapie, la relaxation, etc.

Étudiants suisses et sophrologie

logoL’antenne santé de l’Université de Genève met en place des séances de sophrologie à destination de ses étudiants.

Ces séances qui ne sont pas gratuites débuteront le 29 octobre (pour le premier des ateliers prévus). L’antenne précise que le nombre de places est limité et que ce seront les premiers inscrits qui pourront en bénéficier.

La sophrologie fera beaucoup de bien à tous les Unigiens :

-       qui connaissent des problèmes liés au stress, aux angoisses, etc.
-       qui ont des difficultés de concentration
-       qui connaissent des troubles du sommeil.

La sophrologie leur permettra également de préparer au mieux les examens à venir.

En savoir plus : www.unige.ch/dife/sante/sophrologie.html

Une nouvelle expérience de la sophrologie

Nous aimons relayer les billets de blogueuses et blogueurs qui font part de leur rencontre avec la sophrologie.

C’est le cas Suzie Lou qui vante à son tour et sur son blog les bienfaits de la méthode dans article intitulé La Sophrologie : Et si t’écoutais ton corps, un peu ?

Bonne lecture.

Sophrologie-Actualité est la recherche de témoignages de personnes ayant découvert la sophrologie récemment. Pour contacter la rédaction il suffit d’utiliser ce formulaire.



Interview de la sophrologue Chrystelle Coché

sophrologue Chrystelle CocheChrystelle Coché occupe toujours un emploi salarié, mais démarre également son activité de sophrologue Elle répond à quelques-unes de nos questions.

Quel a été votre parcours professionnel avant de devenir sophrologue ?

Il y a maintenant 12 ans que j’ai intégré un grand groupe financier français et ces 6 dernières années, au sein de la Direction de la Communication interne.

Le relationnel fait partie de mon quotidien. Je suis en contact direct avec tout type de public ; les collaborateurs du bas de l’échelle hiérarchique jusqu’au plus haut comme le Directeur Général et ses managers, les agences de communication et les prestataires nécessaires dans l’organisation des évènements ou séminaires que j’organise. J’aime le contact humain et cette diversité au sein de mon travail me plait.

Je suis actuellement toujours en poste à plein temps. J’essaye de concilier mes deux métiers en organisant mon temps libre après ma vie de bureau pour me consacrer à celui de sophrologue. Pas toujours facile. Je suis en attente d’une décision de ma DRH pour un mi-temps qui me permettrait de dégager plus de temps.

A quel moment de votre vie avez-vous croisé la sophrologie ?

J’ai toujours mené une vie dynamique en tentant au mieux de faire cohabiter vie professionnelle et vie personnelle. Simple à dire mais pas simple à pratiquer au quotidien !

En effet, la vie professionnelle est souvent génératrice de stress et peut parfois nous faire exploser en vol. Dans ce cas-là, c’est souvent le corps qui nous alerte. Ce fut mon cas : un jour, au réveil, cervicales bloquées ! J’étais dépassée par le stress !

Alerte suffisante pour me faire réagir et m’inscrire à un stage professionnel « gestion du stress ». Ce stage a été le point de départ de la découverte de la sophrologie.

J’ai trouvé dans cet outil de nombreux bénéfices dont les bienfaits ont été immédiats. Apprentissage d’une meilleure écoute de son corps, d’une meilleure prise en compte de soi. Objectif bien-être !  Un effet relaxant, calmant pour faire face aux stress et contrariétés du quotidien.

Comment vous êtes-vous formée à la sophrologie ?

L’envie de transmettre à vite été une évidence pour moi. J’ai donc demandé à ma DRH-Formation de suivre une formation sur 1 an (2 jours par mois) dans le cadre d’un DIF. A la lecture de ma lettre de motivation et d’un crédit d’heures suffisant, ma demande a été acceptée. J’ai donc intégré, en octobre 2011, l’Institut de Formation à la Sophrologie.

Comment vous organisez-vous, en attendant votre mi-temps, pour assurer vos séances tout en conservant votre travail salarié ?

Je suis tout juste installée et je n’ai donc pas encore un carnet clientèle très remplis

J’ai un cabinet à Athis-mons dans des locaux qu’occupent également 3 chirurgiens-dentistes, à 15 minutes de mon bureau. Je peux donc proposer des séances entre 12h et 14 heures et après 16 heures. Je travaille sur des horaires variables aménageables. J’ai beaucoup de RTT. Si besoin est le mercredi je peux recevoir des enfants en posant quelques 1/2 journées ou journées.

Je propose également chez moi (pièce aménagée) et ainsi je peux élargir mon secteur.

Si vous deviez donner une définition de la sophrologie, quelle serait la vôtre ?

Le corps et l’esprit sont deux amis que la sophrologie aide à réconcilier lorsque qu’ils se sont fâchés ou éloignés l’un de l’autre.

La sophrologie va donc leur rappeler les bons moments qu’ils ont passés ensemble, se projeter dans l’avenir grâce à l’imagerie mentale et entretenir cette alliance par les exercices de respiration quotidienne.

Avez-vous un domaine d’intervention particulier ?

A mon avis, nous attirons la clientèle qui nous est propre, en fonction de notre personnalité, de notre vécu, de notre parcours. Un client va se sentir plus à l’aise avec un sophrologue plutôt qu’avec un autre. Pourquoi ?
A l’école ou dans les livres nous apprenons le squelette de la sophrologie, ensuite le sophrologue l’habille selon ses inspirations et ses émotions, en y mettant de la couleur.

Le monde des enfants m’a toujours attiré car au fond je ne l’ai jamais quitté à travers des contes que j’écrivais pour eux.  La sophrologie m’aide à entretenir ce joli jardin en y faisant pousser des fleurs multicolores que les enfants viennent cueillir dans mon jardin.

Les problèmes liés au sommeil m’intéressent également, la nuit est réparatrice pour notre corps et notre mental, il faut veiller à son bon état si nous voulons vivre sereinement notre journée.

Avez-vous des projets autour de cette activité ?

Proposer des ateliers ou des stages à thème par critère d’âge, car les problématiques rencontrées sont souvent liées à la tranche de vie dans laquelle nous nous trouvons.

Exemples : les ados et le monde des études, relations avec les parents, trouver sa place socialement. Intégrer un groupe collectif de sophrologie va lui permettre de se rassurer simplement en constatant qu’il n’est pas le seul à vivre ces problématiques angoissantes.

Proposer des stages à thème sur plusieurs jours en liant une activité comme la randonnée pédestre ou équestre afin de faire intervenir un troisième élément en plus du corps et de l’esprit : la nature.

De la même façon que nous apprenons à écouter notre corps, apprenons à écouter la nature en activant nos 5 sens.



Interview de la sophrologue Marie Lachenal

Marie Lachenal sophrologueMarie Lachenal est sophrologue à Lyon. Elle témoigne sur son parcours et son activité pour Sophro-Actu.

Quel a été votre parcours professionnel avant de devenir sophrologue ?

J’ai commencé par des études de droit, au cours desquelles j’ai pratiqué la sophrologie. Cette discipline m’a alors beaucoup apportée tout au long de mon parcours de vie. C’est pour cela que j’ai souhaité en faire ma profession, afin d’en transmettre tous les bienfaits. En parallèle j’ai donné des cours de soutien scolaire pendant une dizaine d’années qui se transforment maintenant en coaching scolaire. A la suite de ma formation de sophrologie, j’ai travaillé dans un collège en tant qu’assistante d’éducation auprès de la SEGPA (section d’éducation générale professionnelle adaptée) et en tant que sophrologue. J’ai donc pu mettre en place des ateliers de sophrologie pour les élèves et le personnel.

A quel moment de votre vie avez-vous croisé la sophrologie ?

J’ai connu la sophrologie par une amie, au début de mes études, un peu par hasard d’ailleurs. Elle allait à un cours de sophrologie et je m’y suis intéressée. Elle m’a donc proposée de venir essayer. Etant ouverte d’esprit, j’ai tenté l’expérience. J’ai ensuite continué pendant 5 ans. Il s’agissait d’un cours collectif mis en place par l’université. La découverte de la sophrologie m’a été d’une grande ressource.

Comment vous êtes-vous formée à la sophrologie ?

J’ai recherché les différentes écoles qui se trouvaient à Lyon et j’ai choisi celle qui paraissait au mieux me correspondre. J’ai rencontré la directrice de l’IPEES afin de connaître sa manière de pratiquer et d’enseigner la sophrologie avant de m’inscrire.

Si vous deviez donner une définition de la sophrologie, quelle serait la vôtre ?

La sophrologie est un outil puissant permettant de se connaître davantage en renforçant la confiance et l’estime de soi, mais aussi sa propre capacité à trouver en soi les ressources nécessaires pour mieux faire face aux événements de vie.

Avez-vous un domaine d’intervention particulier ?

De part l’expérience, je suis plus particulièrement intervenue auprès d’adolescents et également auprès d’adulte dans le cadre de la gestion du stress, des conflits et de la pression. Cependant, je reçois toute tranche d’âge à mon cabinet. Je pratique la sophrologie tant en individuelle qu’en collectif.

Avez-vous des projets autour de cette activité ?

Oui, de nombreux projets. Et heureusement, il reste beaucoup à faire dans une multitude de domaines différents, il serait dommage de se limiter. Cependant, je progresse petit à petit car je suis toujours soucieuse de, bien faire les choses. Je suis en train de développer un atelier sophrologie pour les lycéens et étudiants, la pression des examens étant de plus en plus forte. Je l’envisage aussi pour les compétiteurs sportifs.  Je souhaite également intervenir en entreprise auprès des salariés afin de les aider à mieux gérer le stress ambiant et la pression professionnelle. A plus court terme, il est question de mettre en place à la rentrée un projet de sophrologie pour les élèves de SEGPA en difficultés afin de les soutenir et de les encadrer au mieux.




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