la page fan de Sophrologie-Actualitéle compte Twitter de Sophrologie-Actualité

Billets taggés ‘ interview ’

Interview de la sophrologue Elisabeth Leman

portrait Elisabeth Leman sophrologueQu’elle a été votre activité professionnelle avant de devenir sophrologue ?
J’ai été pendant plus de vingt ans consultante et formatrice et les missions qui m’étaient confiées m’ont permis d’approcher des environnements professionnels extrêmement variés à Paris comme en régions. Je concevais des modules de formation à partir de cahiers des charges de grandes et moyennes entreprises, de tous secteurs d’activité, et je formais leurs collaborateurs. Je suis également beaucoup intervenue dans le secteur bancaire. L’objectif d’un formateur, c’est la bonne transmission des nouveaux outils et méthodes proposés et leur appropriation adéquate. C’est ainsi que j’ai pu acquérir une expérience très riche en accompagnement des équipes lors de changements de pratiques et d’organisation, induisant des situations de communication et d’apprentissage difficiles.

Comment êtes-vous entrée en contact avec la sophrologie ?
Il y a 3 ans, le cabinet de consultants au sein duquel je travaillais s’est interrogé sur son avenir, et par ricochet, je me suis interrogée sur le mien. Si je devais éventuellement repenser ma carrière professionnelle, pourquoi ne pas réfléchir plus large et repenser mon métier ?
C’est à ce moment que j’ai cherché un point de convergence entre mon métier de formatrice et les différents outils et techniques de développement personnel que j’avais pu acquérir par ailleurs: programmation neuro-linguistique, process communication, yoga et méditation de pleine conscience… Et c’est ainsi que j’ai rencontré la sophrologie, qui rassemble et utilise tous les acquis importants de ces différents domaines, et que j’ai décidé de devenir sophrologue.

Comment vous êtes-vous formée à la sophrologie ?
J’ai cherché une formation qui soit compatible avec la poursuite de ma vie professionnelle, mais également une formation expérientielle, dans laquelle je puisse vivre les exercices et techniques que je m’apprêtais à transmettre.
J’ai rencontré Catherine Aliotta à l’Institut de Formation à la Sophrologie et j’ai tout de suite su que j’avais trouvé l’école que je cherchais. Je reconnaissais dans la formation qui m’était proposée les critères de qualité auxquels je me référais moi-même en tant que formatrice.
Pendant les six mois qui ont précédé le début des cours, j’ai pratiqué la sophrologie une heure par semaine en séances collectives, pour commencer à développer un vécu sophrologique personnel que je pourrai ainsi confronter aux enseignements de l’Institut.
Par la suite, durant le cursus lui-même, j’ai vécu une expérience extrêmement forte. La qualité des intervenants, tous sophrologues exerçant leur profession avec la même rigueur et exigence mais selon des tonalités très différentes en fonction de leur vécu respectif et de leur personnalité.
Par ailleurs, le groupe constituant ma promotion était très soudé et très soutenant. Très vite se sont installées dans ce groupe une dynamique et une synergie positives ainsi qu’une réelle bienveillance qui m’ont permis de comprendre ce qu’était la belle posture du sophrologue

Quelles sont pour vous les qualités essentielles pour faire un bon sophrologue ?
En tout premier lieu le respect : écouter sans jugement. Un sophrologue n’est pas un professeur de morale ni un directeur de conscience. Une autre qualité qui me semble importante est l’humilité. Savoir renoncer à l’interprétation, à l’évaluation, au diagnostic, à l’analyse. La solution n’est pas dans la tête du sophrologue mais dans celle de la personne qui vient le voir. En cela la sophrologie est vraiment une « maïeutique » et la référence à la philosophie socratique est justifiée. Bien sûr, le sophrologue propose des exercices et des sophronisations dans le cadre d’un protocole qui est le résultat d’une analyse de la demande qui est exprimée, mais il s’agit seulement de moyens et c’est dans la mesure où la personne s’exerce et s’approprie la proposition du sophrologue qu’il y a transformation en elle. Le sophrologue écoute et reformule ce qu’il entend pour aider celui ou celle qu’il accompagne à cheminer dans la connaissance de soi, de ses besoins et de ses ressources propres pour y répondre. La qualité d’écoute est donc une qualité essentielle, il me semble. Et l’adaptabilité, tout autant : s’autoriser à modifier le parcours prévu en cours de route si nécessaire!
Par ailleurs, choisir d’être sophrologue nécessite une personnalité empathique, comme tout métier de relation d’aide, ainsi qu’une grande clairvoyance sur ses motivations à exercer ce métier : ne rechercher ni consciemment ni inconsciemment aucun pouvoir sur l’autre, ni aucune reconnaissance en retour. L’exercice de la sophrologie n’a pas pour objectif de combler les manques ou de répondre aux besoins du sophrologue n’est-ce pas !

Vous intervenez depuis 2 ans à la Manufacture Chanson. Est-ce la structure qui a fait appel à vous ?
J’ai pris contact avec La Manufacture Chanson quand j’étais à la recherche de mon stage, lequel est obligatoire dans le cadre de la formation à l’IFS. La Manufacture Chanson est un centre de formation musicale dédié à tout ce qui est en lien avec la chanson : le travail de la voix, la maîtrise de la scène, l’écriture des textes et la composition de la musique. Les formations proposées vont de la pratique de loisir au coaching d’artistes déjà « dans les bacs » et pratiquant régulièrement la scène. J’ai proposé à Olenka Witjas, la Directrice pédagogique de ce centre, d’y animer deux ateliers, dans le cadre de deux cursus de formation différents.
Le premier atelier avait pour thème « développer la confiance en soi sur scène » et le second « développer les capacités utiles à un auteur compositeur interprète »
Suite à ce stage, La Manufacture a souhaité poursuivre ce partenariat et j’y anime désormais des master class de 4 heures et des ateliers récurrents de 2 heures plusieurs fois dans l’année.

Comment la sophrologie aide-t-elle les artistes à gérer leur trac ?
Dans ces ateliers, je propose les techniques d’identification des signes précurseurs du trac : repérage des sensations physiologiques et des émotions associées et l’apprentissage des exercices recommandés pour évacuer le stress.
Le trac chez un chanteur peut provoquer un enrouement, une extinction de voix, un bégaiement, et chez un musicien, selon l’instrument dont il joue, les mains humides, qui tremblent, autant de symptômes qui affectent la qualité de sa performance, ou la rend parfois impossible. Les exercices tiennent compte des problématiques de chacun.
Les séances permettent également aux participants d’expérimenter le lâcher-prise, de réactiver leurs ressources de confiance en eux en se remémorant leurs réussites passées et de renforcer cette confiance lors des mises en situation que sont les répétitions de leurs spectacles.

Vous les préparez à la scène. En quoi consiste cette préparation ?
Se préparer à la scène pour un artiste, c’est être capable de se visualiser dans toutes les phases de son spectacle : avant, pendant et après. S’imaginer avant le spectacle calme et concentré, se voir pendant le spectacle au meilleur de ses capacités dans sa prestation en y ajoutant la grâce et le charisme et entendre à la fin les applaudissements du public en éprouvant joie et fierté.
Nous travaillons donc beaucoup sur ces différentes phases à partir de la large palette d’outils proposés par la sophrologie : l’exercice de  «  marche avec les lions » pour entrer en scène, l’ancrage devant le micro, etc.

Avez-vous d’autres domaines d’intervention ?
Je reçois en consultations à mon cabinet dans le 3ème arrondissement de Paris. Les séances individuelles constituent l’essentiel et le cœur de mon activité. Ce sont les demandes formulées par les personnes venant me voir qui suscitent mes recherches, mes lectures, le travail si exigeant de thérapeute : se remettre toujours en question. Chaque personne est unique, sa demande ne ressemble à aucune autre demande et l’enjeu est important : cette personne souhaite dépasser telle ou telle difficulté, elle est en demande de « relation d’aide ».
J’anime également des cours collectifs en petits groupes 2 fois par semaine sur la thématique de la confiance en soi. J’y accueille des étudiants, des personnes à la recherche d’un emploi, des artistes, des managers.
J’interviens dans les entreprises dans lesquelles je propose des ateliers pour prévenir l’épuisement professionnel.
J’anime aussi un cours hebdomadaire de sophrologie dans un centre de bien-être sur la thématique de la relaxation et de la projection positive.
Bien que j’aie suivi à l’IFS des sessions de formation complémentaire dédiées aux troubles du sommeil et à l’accompagnement des adolescents, je ne souhaite pas me spécialiser dans tel ou tel champ d’application de la sophrologie. La diversité des demandes et des contextes fait partie de mon passé professionnel et je suis contente de pouvoir retrouver cette richesse dans ma pratique de sophrologue ; c’est pour moi une invitation permanente à la créativité.
J’ai donc beaucoup de projets et je passe beaucoup de temps à rencontrer des décideurs pour les convaincre de l’intérêt d’introduire la sophrologie dans leurs structures.

Pratiquez-vous la sophrologie pour vous-même ?
Bien sûr ! La sophrologie fait partie de mon hygiène de vie, tout comme le yoga et la méditation. J’ai recours à elle plusieurs fois dans la journée, pour me recentrer, me détendre. Pour moi la sophrologie est un savoir-être tout autant qu’un savoir-faire. Elle participe à mon équilibre. Et c’est probablement parce que cette pratique fait désormais partie de moi que je peux l’enseigner et la transmettre avec authenticité.

Comment envisagez-vous votre avenir de sophrologue ?
Avec beaucoup de plaisir et de sérénité. La sophrologie peut apporter plus de bien-être dans tellement de lieux et de contextes ! Ce que je souhaite et ce à quoi je tends c’est conserver parallèlement la pratique en séances individuelles à visée thérapeutique et la pratique en séances collectives dans différents organismes et entreprises. Ce sont deux démarches complémentaires selon moi. Le sophrologue qui travaille exclusivement en cabinet, même s’il dispose d’un bon soutien de supervision, peut être amené à se sentir seul, à oublier ses propres limites, face à des personnes qui sont en souffrance, et cela même s’il dispose d’une bonne aptitude à ne pas s’impliquer émotionnellement dans son travail. Pour moi, c’est important de rester en contact avec des groupes avec lesquels je vis un autre type d’alliance et des équipes professionnels avec lesquelles je définis des projets, des objectifs.
Ce métier est pour moi une source de développement et d’épanouissement continus ; il me donne l’opportunité si précieuse de pouvoir travailler et vivre en accord avec mes valeurs personnelles. J’espère donc pouvoir continuer de l’exercer aussi longtemps que possible !

Le site internet de Elisabeth Leman.

 



Interview de la sophrologue Laurence Le Henry

Laurence Le Henry sophrologueLaurence Le Henry est sophrologue à Paris. Elle nous raconte son parcours…

Quel a été votre activité professionnelle avant de devenir sophrologue ?
J’ai travaillé en tant qu’assistante de direction pendant plus de 10 ans auprès de dirigeants dans de grandes structures internationales (cabinet d’avocats puis audit).
Comme la plupart des salariés, j’avais beaucoup de stress au quotidien, la pression d’un environnement exigeant, changeant, et des horaires pas toujours compatibles avec une vie de famille.

A quel moment de votre vie êtes-vous entrée en contact avec la sophrologie ?
Ma première rencontre avec la sophrologie s’est faite dans le cadre professionnel puisque j’ai participé à une formation « gestion du stress » animée par une sophrologue. La qualité de l’intervention et les qualités humaines de l’intervenante m’ont poussée à en savoir un peu plus sur cette discipline. Alors enceinte de mon premier enfant, j’ai suivi une préparation à la naissance avec cette même sophrologue.
Cette formation m’a aussi véritablement ouvert les yeux sur la nécessité de trouver mes propres ressources pour faire face aux aléas de la vie. A un moment où je faisais le point sur mon évolution professionnelle, elle a fait murir mon projet de reconversion professionnelle.

Comment vous êtes-vous devenue sophrologue ?
Après la naissance de mes deux enfants, je voulais redonner du sens à ma vie professionnelle et faire en sorte que mon travail soit en accord avec mes valeurs. J’avais vraiment envie d’un métier plus humain et plus tourné vers les autres. La recherche d’un équilibre de vie et d’une plus grande liberté d’action ont également été un moteur.
Les métiers de relation d’aide m’ont toujours passionnée et la sophrologie correspondait à mon attente. J’ai choisi de suivre une formation au CEAS, école dirigée par le docteur Luc Audouin, pour le sérieux de sa formation alliant théorie et pratique, dispensée par des intervenants variés et tous sophrologues (médecin, kiné, psychologue, infirmière, professeur de yoga, sportif, responsable d’entreprise).
J’ai également complété cette formation par des cycles de spécialisations dans des domaines qui me tenaient particulièrement à cœur : le stress au travail, la sophrologie appliquée à la femme enceinte (dans un hôpital à l’école des sages-femmes) et les enfants.

Qu’est-ce que la sophrologie pour vous ?
Un outil de développement personnel génial avec des domaines d’interventions très variés permettant à chacun de pouvoir développer ses capacités d’adaptation et d’évolution, autant dans sa vie personnelle que professionnelle.
La sophrologie c’est avant tout pour moi une démarche et une pédagogie d’action s’appuyant sur des techniques concrètes, pratiques, simples et efficaces, utilisable par tous. Pratiquée avec motivation et avec entrainement, la sophrologie permet de profiter pleinement de chaque instant de sa vie, plutôt que d’attendre que soient réunies les conditions que nous pensons être nécessaires à notre bien être.

Avez-vous une spécialisation ?
Je pense que nous attirons la clientèle qui « nous ressemble », en fonction de notre personnalité, de nos expériences et de notre parcours. A mon cabinet je reçois en consultation individuelle toute les tranches d’âges sur des problématiques assez variées. Mais la sophrologie appliquée à l’enfant m’intéresse particulièrement.
Depuis mon installation, j’ai beaucoup axé mes démarches auprès des personnes travaillant avec des enfants. Je me suis donc fais connaitre dans mon quartier auprès de pédiatres, d’orthophonistes, de psychologues pour enfants pour expliquer qui je suis, comment je travaille et expliquer aussi en quoi consiste la sophrologie adaptée à l’enfant, la démarche, les bienfaits… Démarche concluante car aujourd’hui plusieurs pédiatres me font confiance et m’envoient des enfants en consultations.
Depuis septembre dernier, j’anime des ateliers hebdomadaires dans une école maternelle pour des enfants de moyenne section. Le but étant de suivre sur une période assez longue des enfants et d’introduire le bien-être et la relaxation à l’école. L’essai est concluant car j’ai été contactée par une association qui anime des ateliers dans les écoles du quartier pour une collaboration en septembre prochain.

Quels sont les problématiques que vous traitez auprès de ces enfants ?
Les problématiques que j’ai eu à traiter jusqu’à présent sont variées.
Les parents amènent leurs enfants en consultation car ils les sentent stressés, anxieux avec souvent des difficultés pour trouver le sommeil. Il y a aussi la timidité, le manque de confiance en soi, les TICs, l’hyperactivité, l’agressivité ou le manque de concentration (qui inquiète les parents appréhendant l’échec scolaire). J’ai également suivi sur plusieurs séances une enfant souffrant de migraines, pour l’aider à surmonter sa douleur lors des crises.
Les enfants d’aujourd’hui sont très sollicités et subissent souvent le rythme infernal de leurs parents. Certains ont des emplois du temps très chargés avec très peu de « temps morts », et très peu de plages laissées à l’ennui ou au rêve !
L’environnement familial, l’école, une sur-stimulation, des exigences trop fortes, des rythmes épuisants ou encore les éventuels changements dans la vie de l’enfant peuvent affecter son développement.
Les enfants ne sont pas différents des adultes, ils ont autant besoin de nous de moments de détente psychique et physique.

Comment se déroule une séance de sophrologie avec des enfants ?
Que ce soit en individuel ou en groupe, je m’assure auprès de l’enfant qu’il sait pourquoi il est là, et je lui explique ce qu’on va faire ensemble. C’est très important de le mettre au cœur de cette démarche. D’ailleurs, les premières minutes d’une séance sont déterminantes. Il s’agit de créer un lien de confiance avec l’enfant mais aussi avec le parent.
Une séance de sophrologie avec un enfant est avant tout ludique. Cet aspect est primordial pour attirer sa curiosité, lui donner envie de pratiquer l’exercice et de le mémoriser facilement afin qu’il puisse le refaire chez lui de façon autonome. Il faut être créatif et s’appuyer sur les gouts de l’enfant pour personnaliser les relaxations guidées et mettre ainsi à profit son imagination.
Concrètement, une séance dure entre 45 minutes et 1h, pendant laquelle j’alterne :
- des moments de motricité (mouvements qui vont mobiliser différentes parties corps et favoriser le travail sur le schéma corporel, l’apaisement, l’attention, la concentration)
- des moments de détente où la respiration prend une place importante ; des visualisations avec des images adaptées à l’âge de l’enfant ou à l’aide d’histoires et de contes, en musique

Puis en fin de séance, je l’encourage à exprimer ses ressentis au travers de dessins dans un cahier. Ce temps de parole accordé à l’enfant lui permet de dire, s’il le souhaite, l’exercice qu’il a le plus apprécié et qu’il pense refaire chez lui.
Il faut rester simple, authentique et spontané avec un enfant. L’essentiel est de l’inviter à participer à une histoire, de lui apporter de la détente, mais aussi et surtout du plaisir. Également, lui faire gouter une expérience avec des découvertes qu’il pourra utiliser dans sa vie de tous les jours, à l’école, à la maison, avec ses amis et dans sa vie d’adolescent puis d’adulte.
Quand l’enfant souhaite revenir de lui-même et pas « pour faire plaisir », alors il s’investit dans ses séances et c’est là que les bénéfices qu’il en retire sont les plus nombreux !
Généralement, les enfants sortent ressourcés, attentifs et avec le sourire !

Comment envisagez-vous votre avenir de sophrologue ?
Je souhaite développer la relaxation en milieu scolaire pour les enfants mais aussi pour les enseignants. Je suis en train de développer un atelier pour des lycéens et des étudiants afin de leur permettre de mieux gérer le stress, la pression des examens et des concours.
Soucieuse d’apporter la meilleure aide possible, j’étends mon champ d’action progressivement vers une autre population en proie au stress : les sportifs de haut niveau. Prochainement, je vais animer une session d’initiation à la sophrologie pour des étudiants en première année d’école de kinésithérapie.
Pratiquer mon métier avec enthousiasme et avec envie, le faire connaitre au plus grand nombre et mettre l’humain et le bien être au cœur de ma pratique, telle est ma motivation.

Le site internet de la sophrologue.



Interview de la sophrologue Solange Siri

Solange Siri sophrologueNous poursuivons notre série de témoignages de sophrologue avec le parcours de Solange Siri.

Quel fut votre parcours professionnel avant de devenir Sophrologue ?

Avant d’être sophrologue, j’étais enseignante, j’enseignais l’anglais en collège. Ce qui m’attirait au départ dans cette profession, comme dans les autres responsabilités que j’ai occupées (principalement dans l’assistance, le conseil et la relation client), c’était la transmission et l’accompagnement. J’ai mis mon métier de professeur entre parenthèses, car j’ai envie d’accompagner le développement des capacités de mes élèves, mais aussi d’autres personnes, d’une façon plus globale que par l’unique enseignement d’une langue étrangère.
Au collège, où les conditions d’exercice sont souvent très difficiles, j’ai très rapidement senti que les outils pédagogiques que j’avais acquis de par mon cursus universitaire et ma formation d’enseignante, restaient limités à l’enseignement théorique d’une langue, me laissant impuissante et frustrée dans la plupart des situations difficiles au niveau de la relation aux élèves, de la gestion de groupe et de la résistance au stress. Très vite, j’ai ressenti que mon manque de confiance en moi et en mes capacités à l’époque, étaient un frein puissant à mon épanouissement professionnel et personnel dans ce métier.

La sophrologie m’a réconciliée avec ma confiance en moi et m’a dévoilé mon envie d’étendre mon champ d’action.

A quelle occasion de votre vie avez-vous découvert la sophrologie ?

J’ai découvert la sophrologie il y a plusieurs années, à un moment de ma vie où différents éléments difficiles se sont cumulés. Une amie m’avait parlé de la sophrologie et m’avait conseillé de rencontrer la sophrologue qui la suivait. La sophrologie a été comme une bouée de sauvetage pour moi à une période où je me noyais dans les soucis et les idées noires.
Au bout de quelques séances, la sophrologie m’a réconciliée avec mon corps, mes sensations et ma confiance en moi. La méthode m’a permis de prendre conscience de mon existence propre, de ma présence ici et maintenant et de développer un regard différent sur ma vie, plus positif et avec plus de recul. Dès lors, je me suis dit : « un jour je serai sophrologue », pour vivre  et maîtriser cet état harmonieux tous les jours, à chaque instant et le transmettre aux gens autour de moi.

Comment vous êtes-vous formée à la sophrologie ?

Après avoir vécu un accompagnement individuel en sophrologie puis l’avoir pratiqué en cours collectifs pendant quelques années, j’ai décidé de m’investir dans une formation professionnelle au métier de sophrologue. J’ai choisi l’INES (Institut National d’Enseignement de la Sophrologie) pour suivre cette formation. La responsable pédagogique de l’école, Marie-Laure Alagille Jacquet, était la sophrologue qui menait les cours collectifs auxquels je participais. Connaissant la rigueur, la qualité et l’efficacité de ses séances, c’est tout naturellement que je me suis adressée à son école pour la formation de sophrologue. Marie-Laure est très exigeante avec ses élèves mais sait être disponible et à l’écoute. Avec beaucoup de douceur mais aussi avec la fermeté nécessaire pour mener un groupe pour qu’il avance et évolue positivement, Marie-Laure s’attache constamment à dévoiler le potentiel de chacun de ses élèves, elle nous aide à prendre plus confiance en nous et nous fait grandir finalement.
Ce n’est pas une formation facile mais l’INES donne vraiment à ses élèves les moyens et les supports pédagogiques pour réussir.  L’école tient vraiment à la qualité et la compétence professionnelle des élèves à qui elle délivre le diplôme de sophrologue certifié, ce qui est primordial pour le développement, la reconnaissance et la pérennisation de la profession.

Comment conduisez-vous vos séances de sophrologie ?

Mes séances de sophrologie sont différentes selon qu’elles se déroulent en individuel ou en collectif.

En cours collectifs, après avoir accueilli le groupe, j’explique la séance : son intentionnalité, c’est-à-dire ce que nous essayons d’atteindre ou de développer par la technique de la séance. Je décris les mouvements s’il s’agit de relaxation dynamique ou encore les projections et visualisations que nous allons mettre en place si nous vivons des visualisations positives, en bref, je décris le déroulement de la séance et la manière de procéder. Puis la séance démarre guidée par le son de ma voix. Les séances se font toujours dans des postures de quotidienneté et d’action : debout ou assis. Après la séance et avant de se quitter, nous vivons un temps de partage du ressenti de chacun, au cours duquel les élèves qui le souhaitent peuvent verbaliser ce qu’ils ont vécu, dans l’objectif de mieux l’intégrer encore.
Lors des séances individuelles, je prends plus de temps avec la personne venue me voir, pour découvrir l’état d’esprit dans lequel elle arrive. A son écoute, je la laisse s’exprimer pour lui permettre de déposer des valises éventuellement trop lourdes et pour me permettre de calibrer au mieux la séance de sophrologie et la technique utilisée en fonction des besoins de la personne. La toute première séance individuelle est toujours un peu plus longue car c’est là que je prends le temps de découvrir la personne ; je lui laisse le temps de formuler sa demande concernant un accompagnement en sophrologie et l’interroge de manière à obtenir les informations qui me permettront de lui proposer un suivi adapté à ses besoins, voire à sa problématique.

Vous avez été enseignante. Est-ce que la sophrologie était présente dans les établissements dans lesquels vous exerciez ?

Je n’ai pas eu l’occasion d’exercer dans des établissements où la sophrologie était présente malheureusement. J’avoue qu’avant d’avoir fait ma formation, je n’imaginais pas qu’on puisse intégrer la sophrologie au collège. Je vois maintenant parfaitement à quel point elle pourrait être utile, et pas seulement pour la préparation aux examens mais aussi au long cours, pour aider les élèves à canaliser leur énergie ou aider l’équipe d’encadrement à faire face au stress et aux situations difficiles.

Quels sont vos autres domaines d’intervention ?

J’ai suivi des séminaires de spécialisation dans la gestion du stress et des émotions par la sophrologie, dans l’amélioration du sommeil et dans l’accompagnement du vieillissement. J’ai beaucoup de plaisir à organiser auprès de clubs de retraités ou des instituts divers, des ateliers thématiques qui s’adressent aussi parfaitement à des adultes plus jeunes : atelier équilibre, renforcement de la mémoire et de la concentration, amélioration du sommeil.
Dans mon cabinet, j’organise des séances collectives en petits groupes dont l’objectif est le développement de la détente corporelle et mentale, la confiance et l’affirmation de soi, la gestion du stress, le lâcher-prise…
Les problématiques plus particulières et personnelles peuvent-être abordées en séances individuelles, elles peuvent concerner : l’accompagnement au changement de comportement concernant une addiction par exemple, la confrontation à un évènement douloureux (deuil, séparation, maladie…), préparation à un examen, un entretien professionnel par le renforcement de la confiance en soi.

Quelle est votre définition de la sophrologie ?

Pour moi la sophrologie est une pédagogie du mieux-vivre, du mieux-être. C’est un entraînement au développement de nos capacités profondes par le renforcement de notre aptitude à avoir un regard plus positif sur nous-mêmes et sur la vie. La sophrologie est un outil très efficace dans la vie de tous les jours quand il est utilisé régulièrement pour optimiser notre énergie positive et nos capacités d’adaptation à toutes les situations de la vie.
Au travers de techniques basées sur la relaxation du corps et de l’esprit, sur la maîtrise de la respiration, à l’aide de mouvements doux de tension-relâchement et des visualisations positives, la sophrologie cherche à mobiliser et optimiser les ressources positives de l’individu. Ces techniques sont vécues à un niveau de vigilance abaissée, permettant d’être plus disponible à nous-mêmes et permettant au corps d’être plus réceptif aux sensations et de mieux les mémoriser.

Le site de la sophrologue : www.lasophrologiedansmavie.fr



Interview de la sophrologue Félicia Horn Le Toux

Félicia Horn Le Toux, sophrologueQuel fut votre parcours professionnel avant de devenir Sophrologue ?

J’ai passé quelques années en Inde et en Indonésie pour mes études d’Histoire de l’Art & Littérature Normative Sanskrit, où j’ai occupé plusieurs postes en tant que responsable de la conservation, restauration des collections et des biens culturels des musées. Au cours de mon parcours, j’ai particulièrement apprécié mes missions de conseil et tous les aspects de communication et d’écoute active.
Mon vif intérêt durant ces années, pour une rencontre des hommes et des femmes qui vivent et font vivre la richesse de chacun, m’ont apportés une bonne connaissance et une analyse pertinente de la vie.

A quelle occasion de votre vie avez-vous découvert la sophrologie ?

La pratique régulière du kundalini yoga m’a amené vers un éclairage nouveau dans ma vie et des changements immenses dans mes anciens modes de pensées et de fonctionnements. Je cherche toujours à me nourrir de nombreuses autres introspections et expériences ; de ce fait, j’ai été immédiatement séduite par la sophrologie.

Comment vous êtes-vous formée à la sophrologie ?

J’ai été formée au Centre d’Études et d’Application de la Sophrologie – CEAS de Paris, sous la direction du Dr. Luc Audoin. La méthode de cette école est facilement applicable à tous et permet une grande liberté, par une approche centrée sur le vécu, sur le corps et le non-jugement.

Allez-vous associer votre expérience en diététique à votre pratique de la sophrologie ?

Ayant suivi une formation en diététique et équilibre alimentaire en 2010, et étant passionnée par cette approche différente en sophrologie pour accompagner et aider à renouer avec la réalité du corps. J’aimerai mettre en place en plus des séances de sophrologie classiques, des ateliers pour les jeunes adultes en surpoids en identifiant les vraies motivations, avec un travail important sur le comportement alimentaire, pour pouvoir déterminer des protocoles cohérents et progressifs.

Comment conduisez-vous une séance de sophrologie avec une personne qui a un problème de surpoids ?

Le principal objectif des séances est d’écouter ses sensations et d’essayer de réinvestir agréablement son corps, en utilisant sa respiration comme véhicule. La sophrologie permet de retrouver un plaisir corporel oublié, de réapprendre à maîtriser son corps en surpoids souvent rejeté, de renouer avec des activités collectives et ludiques et donc de sortir de son isolement social.

Les exercices de la relaxation dynamiques procurent des effets immédiatement ressentis : détente, bien-être, sentiment de reconnaissance de soi par soi-même et par l’entourage, prise de conscience de ses capacités oubliées, ouverture sociale, d’amélioration respiratoire retrouvée.

Quel conseil donneriez-vous pour éviter le grignotage ?

Le grignotage favorisé par des repas souvent insuffisants est fatal sur la balance. Que vous soignez sucré ou salé, les aliments consommés sont trop riches en lipides et en glucides (saccharose malheureusement). Le cercle vicieux s’installe donc pas d’appétit aux repas qui dévient bâclé, puis 2h après (même avant), par une prise alimentaire sucrée ou salée. Et sans réellement s’en rendre compte, la consommation de calories explose. Il convient alors de rééquilibrer les repas et instaurer des collations pour retrouver une alimentation adéquate.

Quels sont vos autres domaines d’intervention ?

Je propose différents ateliers thématiques par petit groupe de 6 à 8 personnes maximum. Ces petits groupes permettent un suivi plus personnalisé et un aspect plus humain, selon moi, que dans des groupes plus importants. Le programme des séances est progressif avec des exercices, des techniques et des intentions précises suivant la thématique de l’atelier. Les différents thèmes d’ateliers proposés sont la gestion de stress, l’estime de soi et un atelier sur les sens.

Par le ressourcement qu’elle apporte, la sophrologie permet de rentrer en contact avec son espace intérieur, empli de richesses et de ressources que tout à chacun a à l’intérieur de lui-même et qui va permettre justement de créer de nouvelles règles de vie en parfaite adéquation avec sa nature profonde de manière à faire face sereinement au quotidien.

Lors de mes pratiques, je mets en adhérence mon expérience relationnelle, humaine, de pédagogue et mon sens de l’écoute, avec une maîtrise de différentes techniques de Sophrologie et de relaxation, simples et efficaces.

Le site internet de la sophrologue.



Interview de la sophrologue Odile Khalifat

Odile Khalifat sophrologueQuel a été votre parcours professionnel avant de devenir sophrologue ?

Diplômée de l’institut de soins infirmier en 1989, et diplômée de l’institut de puériculture de Paris en 1990, j’ai exercé ma fonctions de puéricultrice dans diverses structures, comme en service de maternité, de PMI et particulièrement en hôpital psychiatrique, en unité mère bébé où je travaillais en collaboration avec des pédopsychiatre sur le lien de mères souffrants de pathologie psychiatriques anciennes ou déclenchées par l’accouchement ( schizophrénie, psychoses diverses, dépression post natal, psychose puerpérale…).

A quelle occasion avez-vous été mis en contact avec la sophrologie ?

Le premier contact que j’ai eu de la sophrologie, en tout cas de l’importance du corps dans l’accompagnement des personnes en souffrance était justement dans cette unité où nous avions monté un groupe avec une infirmière qui avait fait de la sophrologie et où par quelques techniques simples essayons de réconcilier ces mamans avec leur propre corps et surtout les aider à vivre leur corps dans leur unité.

De retour en tant que responsable d’un centre de PMI, quelque chose me manquait pour quelquefois atteindre les mamans en difficulté dans le lien leur bébé, du fait de leur propre histoire, de leur situation personnelle, d’une séparation précoce ou d’une pathologie du bébé.

Difficile pour ces mamans de parler, d’évoquer leur propre émotions, de se libérer des angoisses souvent projetées sur leur bébé, de se réapproprier leur corps et d’inclure le bébé dans leur sphère personnelle sans s’oublier elle-même.

Petit à petit, je me suis informée, renseignée, ait établi des contacts avec des sophrologues.

J’avais depuis longtemps envie et besoin de monter ma propre structure pour accompagner la parentalité autrement.

Le cheminement s’est fait en 2 ans pour prendre la décision de démissionner de mes fonctions et de me lancer dans la grande aventure avec un objectif est d’ouvrir l’espace actuel.

Comment êtes-vous formée en sophrologie ?

Ma formation de sophrologie s’est déroulée à L’Académie de sophrologie de Paris du Dr Chéné, complétée par les cycles de sophrologie ludique de Ricardo et Claudia Sanchez.

Il me paraît indispensable de pouvoir élargir nos connaissances en se formant avec divers formateurs et divers courants afin de prendre ce qui correspond le mieux à notre pratique sans prétendre qu’il n’existe qu’une seule sophrologie.

C’est pourquoi je spécialise mes formations dans diverses écoles autour de l’enfant, de la maternité et de l’adolescent. Parallèlement je me suis formée au massage bébé et femmes enceintes.

J’ai terminé ma formation de sophrologie en septembre 2011.

L’ouverture de l’espace « sens et être »  est prévue pour le 22 septembre 2012.

Espace adapté aux adultes, aux enfants et aux bébés où j’ai choisi de travailler en collaboration avec un psychologue spécialiste de la périnatalité et une thérapeute en massage pour les mamans et les femmes en général.

Nous déclinons divers ateliers et proposons des consultations individuelles.

Comment abordez-vous la sophrologie avec les mamans et les bébés ?

La sophrologie avec les mamans et leurs bébés.

La grossesse et l’accouchement sont certainement les évènements les plus importants dans la vie d’une femme, heureux évènement le plus souvent mais aussi le plus bouleversant tant au niveau psychique, émotionnel et corporel.

- La sophrologie en prénatal permet de procurer à la future maman un véritable état de détente, de se mettre à l’écoute de ses sensations, des émotions tout en prenant conscience des modifications corporelles. Elle permet souvent  de réapproprier une nouvelle histoire, quand l’accouchement précédent a été difficile, les mamans sont alors souvent à la recherche de moyens leur permettant de vivre pleinement leur accouchement sans être passive devant la technique ou de gérer au mieux la douleur afin de ne pas se laisser déborder par les peurs.

Les mamans ont besoin aussi de vivre la présence de leur bébé dans leur ventre, cela permet un véritable recentrage sur leur corps et sur leur bébé malgré quelquefois les inquiétudes ou les difficultés de la vie quotidienne.

C’est un outil formidable pour accompagner, soutenir cette période où les mamans sont fragilisées. J’utilise les techniques comme la SBV1, la SRS2, la RDC13, Sophro concentration partie génitale, la présence du bébé, les sens, la sap et ce en fonction de la problématique si j’interviens en individuel.

En collectif, je propose 7 séances de sophrologie à partir du 5iéme mois de grossesse.

En s’occupant de la future maman, on soigne la relation à venir avec son bébé. C’est pour moi une véritable prévention.

- La sophrologie en post natal se fait soit en groupe, soit  en individuel, soit en liaison avec le groupe massage et relaxation. Dans tous les cas, le travail en post natal est une continuité et un acte de prévention pour repérer ou accompagner les difficultés du lien.

Si la naissance est source de bonheur, elle est très idéalisée dans les magazines. Les mamans sont quelquefois submergées par la fatigue et l’anxiété.

Dans ces groupes, on amène les mamans à se libérer des tensions, à  prendre un temps pour elles, à reprendre confiance en leurs compétences de mamans. Les mamans viennent en fonction de leur possibilité avec ou sans leur bébé. On s’adapte au rythme des enfants. Il n’est pas rare de voir les bébés bénéficier de la séance en restant calmes et éveillés.

Les techniques utilisées sont axées sur la mobilisation d’énergie, l’intégration de l’enfant grâce à la RDC2 5 sens, la SRS, etc. Je travaille beaucoup sur l’image en SBV en intégrant le premier contact avec le bébé.

Si il y eu des difficultés lors de la naissance, il faut rester prudent et adapter son discours, les valeurs de la famille, de l’individualité… Les techniques s’adaptent merveilleusement au contexte post natal.

Bien sur un temps de parole a lieu en fin de séance, ici on s’autorise à dire qu’il n’est pas toujours facile d’être maman, que le lien d’amour a besoin de temps pour se construire sans jugement.

- Le groupe massage et relaxation est très apprécié des mamans. Ici, on partage, on discute entre mamans, je propose des séances courtes de relaxation en fonction de l’état du groupe, des besoins des mamans, cela peut être de la relaxation, ou une technique où l’on amène l’énergie, la chaleur, de la RDC1, j’intègre systématiquement quelle que soit la technique le bébé dans mon terpnos logos.

Les séances sont très courtes environ 10 min, afin de pouvoir passer au massage de son bébé.

L’intérêt de ce groupe est de pouvoir donner l’occasion aux mamans de s’accorder du temps juste pour elle, afin de pouvoir être disponible psychiquement pour leur bébé. Je reproduis finalement ce qui ce passe quand elles sont chez elle avec leur bébé, comment peut-on conserver son propre espace psychique tout en intégrant le bébé dans sa nouvelle vie sans se laisser envahir ou déborder.

Quand on a pris du temps pour soi, que l’on s’est recentré sur ses propres sensations, il est plus facile de s’occuper de l’autre avec toute l’attention que cela demande.

Qu’apporte la méthode dans le travail de puéricultrice ?

Comme je l’ai expliqué plus haut, mon travail de puéricultrice s’oriente déjà depuis plusieurs années, non pas sur des techniques paramédicales ou des conseils drastiques de puériculture, mais bien sur ce qui me paraît le plus important pour les parents : l’accompagnement de la découverte de leur enfant, la place que l’enfant occupe, la place de parents, l’histoire de chacun pouvant interférer dans cette relation ; les peurs, l’anxiété, le manque de confiance pouvant aussi mettre à mal cette relation. La sophrologie vient aider à corporaliser ces sensations, à lâcher prise, à établir le contact autrement avec son enfant.

Comptez-vous exercer les 2 métiers ?

En créant mon centre, j’allie mes deux casquettes de puéricultrice et de sophrologue.

Je ne suis plus là en tant que puéricultrice donnant des conseils de puériculture mais j’utilise ma connaissance de la périnatalité, de l’observation de l’enfant, du fonctionnement de la relation pour soutenir les parents et les accompagner dans la découverte de leur enfant. Il me paraît important de se servir des bases solides et de l’expérience du métier de puéricultrice et de travail antérieur avec des familles quelquefois en difficulté afin de pouvoir mener un cadre de groupe, ne pas laisser les parents sans réponses et de pouvoir aborder certaines situations avec professionnalisme et savoir orienter. Le rôle de la puéricultrice est ici étroitement lié à celui du sophrologue qui ont pour même objectif : soutenir, accompagner, valoriser et porter vers le chemin du mieux-être.

Ma casquette de puéricultrice me permet de travailler, je l’espère, en collaboration avec les structures hospitalières ou sociales ou les médecins libéraux.

Je travaille étroitement avec une psychologue spécialisée en périnatalité qui consulte 2 fois par semaine au centre et qui à également fait une formation de sophrologie pour les femmes enceintes.

Est-ce que le public connaît la sophrologie au moment où vous lui en parler ?

Le public que je reçois connaît de façon très floue ce qu’est la sophrologie sauf certaines mamans en ayant fait pendant la grossesse.

Un temps est toujours prévu pour expliquer au mieux avant de passer à la pratique qui est d’ailleurs la façon la plus claire d’intégrer le principe.

Le site que j’ai créé essaie de répondre au mieux à ces questions et le blog permet de correspondre avec les personnes intéressées ; les portes ouvertes organisées permettront je l’espère de pouvoir donner les informations les plus claires possibles.

Au bout de 3 ans de travail, de réflexions et de formations, ce projet qui me tenait tant à cœur voit le jour.

Son site web : www.sens-etre.com

SBV : sophro nidation de base vivantielle qui se rapproche de la relaxation avec prise de conscience de chaque partie du corps.
SRS : c’est la synchronisation de la respiration, concentration sur la respiration, sur la respiration relaxante, sur le rythme, la localisation. Il s’agit de synchroniser une image agréable avec sa respiration, ce qui permet d’apaiser les tensions.
RDC1 : relaxation dynamique au cours de laquelle on prend conscience du schéma corporel et de ce qui l’entoure.




Sophrologie Formation