Sommeil et sophrologie : comment bien dormir quand on est à deux ?

  • comment bien dormir avec les ronflements

En 2017, les Français sont 50% à dormir accompagnés chaque nuit (enquête INSV/MGEN). Si pour la majorité, cette présence est synonyme de chaleur et de réconfort, pour ¼ d’entre eux dormir accompagné peut virer au cauchemar. Ronflements, mouvements, rythmes de sommeil différents, autant de facteurs qui peuvent véritablement nuire à la qualité du sommeil. A l’occasion de la 17e Journée du sommeil qui se tiendra vendredi, Sophro actu vous livre quelques conseils pour vous aider à passer de très bonnes nuits, ensemble.

Mais d’abord pourquoi est-il si important de bien dormir ?

Cette Journée du sommeil nous rappelle combien prendre soin de son sommeil, c’est préserver sa santé. Car dormir n’est pas seulement une source de détente et de plaisir, c’est surtout un besoin primaire dont l’organisme a besoin pour bien fonctionner. Et les risques d’un manque de sommeil sont aujourd’hui avérés. Dormir moins de 6h par nuit de façon régulière augmente le risque de maladie cardiaque, d’AVC ou encore de développer un cancer comme le cancer colorectal. Dès la première nuit courte, on peut déjà mesurer une accélération du vieillissement de la peau, l’augmentation de l’émotivité et même une diminution de la masse cérébrale. Alors comment parvenir à dormir suffisamment lorsque l’on est gêné par la présence de l’autre ?

Respecter son rythme et le rythme des autres

Les spécialistes sont unanimes : pour bien dormir il faut déjà apprendre à respecter son propre rythme de sommeil. Selon eux, le meilleur moyen de parvenir à le connaître est simplement d’observer combien d’heures sont nécessaires pour récupérer durant les week-ends. L’idéal serait en effet de reproduire ces cycles durant la semaine.

Mais il faut aussi prendre en compte le rythme de son co-dormeur. Car celui ou celle qui partage son lit n’a pas forcément les mêmes besoins en la matière. C’est d’ailleurs pour cette raison que cette 17e Journée s’intitule « A chacun et à chaque âge son sommeil ». Si votre partenaire n’a besoin que de 6h par nuit contre 8h pour vous, il y a de fortes chances pour que votre sommeil soit perturbé régulièrement.

Pour vous y aider, l’Institut national du sommeil et de la vigilance a mis à votre disposition un test pour déterminer si vous êtes oui ou non chrono-compatibles.

Chouchouter ses sensations

Si le rythme de sommeil est une condition essentielle à des nuits réparatrices, les conditions de sommeil déterminent leur qualité.

La sophrologie est l’occasion de prendre en compte ses besoins en la matière. Elle permet notamment d’identifier les sensations qui favorisent son endormissement ou simplement d’apprendre à y prêter attention : douceur de la couverture, moelleux de l’oreiller, fraîcheur ou encore décontraction du corps.

L’occasion également de mettre le doigt sur ce que génèrent les stimuli gênants comme les ronflements ou les mouvements de son partenaire. Bien souvent ces facteurs augmentent le niveau de vigilance et le rythme cardiaque de celui qui cherche à s’endormir, ce qui est incompatible avec l’endormissement. Sans compter la survenue d’émotions désagréables comme l’anxiété, l’agacement ou la peur. La sophrologie est particulièrement recommandée pour apprendre à s’apaiser dans son lit lorsque le corps s’est mis en alerte.

Bien évidemment, tous les professionnels du sommeil s’accordent à dire qu’il est nécessaire d’échanger à ce sujet avec son partenaire pour tenter de trouver un point d’entente. Il ne peut s’agir que d’un simple problème de taille de lit ou, dans le cas du ronflement, de pathologies comme l’apnée du sommeil nécessitant une consultation médicale. N’hésitez pas dans ce cas à faire appel à votre médecin traitant pour parvenir à passer ensemble de très belles nuits.

Et vous, dormez-vous seul ou accompagné ?

2017-07-21T11:24:00+00:00 15/06/2017|Sommeil|