March 26, 2017

Voilà c’est fini ! Voilà, c´est fini
Ne sois jamais amère, reste toujours sincère
T´as eu c´que t´as voulu, même si t´as pas voulu c´que t´as eu
Voilà, c´est fini
Nos deux mains se desserrent de s´être trop serrées
La foule nous emporte chacun de nôtre côté
C´est fini…hum, c´est fini

Jean Louis Aubert – extrait de « voilà c’est fini »

Ce thème de la rupture amoureuse est universel, c’est en effet une expérience partagée par le plus grand nombre, et pourtant chacun le vit à sa manière en fonction de son éducation, de sa culture, de sa personnalité, et de son histoire.

Tel un stress, la rupture nécessite une réaction d’adaptation de notre organisme.

La rupture sentimentale a d’abord une résonance, un impact au niveau corporel avec des sensations de boule au ventre, de poitrine serrée, de respiration difficile, de gorge nouée, sensation de douleur diffuse. Les fonctions vitales du corps telles que l’appétit ou le sommeil sont souvent perturbées.

L’impact est aussi sur le plan psychologique : des idées fixes, des pensées récurrentes, des ruminations, la difficulté à rester concentré.

Après une rupture, la personne (surtout celle qui a été quittée ou qui n’a pas pris la décision de la séparation) vit une avalanche d’émotions et de sentiments parfois difficile à gérer. La palette est large : tristesse, colère, peur, incompréhension, déni, culpabilité, sensation de vide, de panique.

Souvent, la confiance en soi est touchée. La personne se met à douter d’elle même, de son physique et de ses qualités, de sa capacité à être aimé.

Cela mène parfois à un repli sur soi, la vie sociale intéresse moins et il y a une perte d’envie pour ce qui plaisait auparavant (loisirs ou sport), une perte de sens et de repères.

Troubles du sommeil ou de l’appétit, perte d’énergie vitale, avalanche d’émotions, perte de la confiance en soi, autant de domaines où la sophrologie trouve son intérêt.

 

Comment la sophrologie peut aider ?

  • Réinvestir le corps et les sensations corporelles

Les séances de sophrologie vont permettre en premier de réinvestir le corps et les sensations corporelles. Le besoin de se recentrer sur soi dans une période aussi difficile est essentiel.

Notre corps à ce moment là souffre et nous envoie des messages, qui sont parfois des balises de détresse : il est important d’être à l’écoute, de re-connaitre les sensations et de les accueillir. A la fin d’une séance, certaines personnes m’ont fait part de leur étonnement concernant la perception de leur corps plutôt agréable et détendu dans sa globalité ce qui leur avait redonné le moral et la sensation qu’il était possible de vivre l’instant sans souffrir.

Le travail sur la respiration quant à lui va permettre de dénouer certaines tensions notamment celles au niveau du diaphragme.

  • S’autoriser à vivre ses émotions

Il sera difficile d’éviter les émotions durant cette période.

L’entrainement en sophrologie permet de se rendre compte des régions du corps qui souffrent et qui réagissent aux émotions. Il ne s’agit pas de ne plus ressentir, non il s’agit de les localiser et d’apprendre à les gérer.

Pour certaines personnes le travail est d’apprendre à extérioriser les émotions négatives, de s’autoriser à les vivre, à les laisser s’exprimer. Il faut se permettre d’avoir de la peine, s’autoriser à ressentir de la colère : accepter la blessure afin d’entamer le processus de cicatrisation.

Pour d’autres c’est de chercher à les neutraliser car elles sont trop fortes ou trop pénibles ou perturbent la vie professionnelle.

  • Retrouver la confiance

Pour certaines personnes, la sophrologie peut permettre de retrouver confiance, estime et meilleure image de soi.

En se réappropriant progressivement le corps, on peut valoriser l’image de soi. Et il est incontestable que la façon dont nous vivons notre corps se répercute dans cette confiance.

La sophrologie aide à prendre conscience de ses capacités (je suis capable de…) et de sa valeur (parce que je le vaux bien), dans une réalité objective.

 Dans les exercices pratiqués, c’est percevoir :

– que l’on peut faire face aux défis d’un quotidien chamboulé et s’adapter au changement

– que l’on peut avoir confiance en sa capacité de penser, de faire des choix, de prendre des décisions, seul

– ce qui a nourri son estime dans sa relation ou au contraire de ce qui a pu l’abimée.

  •  Un temps de repli nécessaire…

Prendre le temps… Un chagrin d’amour ne se règle pas en quelques semaines, surtout lorsque l’on a passé du temps avec cette personne. Une période de convalescence s’impose.

Des personnes ayant eu recours à la sophrologie suite à une rupture reconnaissent que l’entrainement sophrologique était une occasion de mettre à profit ce temps de repli sur soi pour s’accorder du calme, prendre du recul et du détachement (ce qui peut éviter de se lancer dans une autre relation trop rapidement) et retrouver un équilibre.

Une personne m’a avoué que les séances lui avaient permis de mieux traverser cette solitude forcée et qu’elle ressentait comme une force à l’idée de mieux cerner ses envies et de se reconnecter avec des activités qu’elles avaient laissées de côté.

« Changer, c’est accepter aussi de laisser derrière soit ce qui ne nous nourrit plus. Cela peut faire peur. Mais quand quelque chose meurt, c’est pour permettre à autre chose de naitre »

  • …Pour se tourner vers l’avenir

La sophrologie permet de comprendre que si je ne suis pas responsable de certains événements, je suis responsable de la manière dont j’accepte de les vivre. Il est vrai que c’est notre comportement et notre réaction par rapport à un événement qui seront déterminants pour l’avenir.

Les 3 capacités : espoir, harmonie et confiance qu’abordent les sophrologues dans leur séance prennent dans ce contexte tout leur sens.

Prendre soin de soi, se sentir à nouveau désirable

Apprendre à se respecter, à reprendre confiance en soi

Retrouver des envies, des désirs, un désir, un entrain…

Redonner du sens et un sens à sa vie

S’autoriser à nouveau à aimer

Progressivement réapprendre à vivre pour soi

Le bonheur est salutaire pour le corps mais c’est le chagrin qui développe les forces de l’esprit – Marcel Proust

 

Auteur : Laurence LE HENRY, Sophrologue.

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