May 28, 2017

Les émotions sont de véritables trésors de la nature. La plupart du temps nous ne sommes pas à l’aise avec la façon de les accueillir, ni même de les traverser.

 

Derrière une  émotion se cache parfois un besoin.

La peur nous signale un danger. Notre besoin d’être rassuré.La peur est associée à un état de tension, à une respiration accélérée… La respiration en profondeur permet de trouver le calme nécessaire pour identifier nos émotions, clarifier, nous poser, verbaliser, écrire, revenir dans l’ici et maintenant. En faisant travailler le diaphragme, quand nous inspirons, il s’abaisse pour que les poumons se remplissent d’air. Il appuie sur les viscères de l’abdomen et le ventre se gonfle. La respiration peut réduire considérablement l’anxiété, la peur.

La colère sert à mobiliser notre énergie pour faire changer les choses qui ne nous conviennent pas, et aussi à poser une limite.

La tristesse sert à nous faire accepter ce qui peut être changé.

La joie contribue à faire circuler ce flux d’énergie, de vitalité.

 

Émotion  vient de e-movere, mouvoir au-delà, é-mouvoir. Le mouvement c’est la vie !

Diverses parties du cerveau se chargent de traiter les émotions, le système limbique en particulier. Celui-ci, que nous pouvons appeler cerveau émotionnel, contrôle tout ce qui régit notre bien-être psychologique et une bonne part de notre bien-être corporel.

Mais il est vulnérable et peut entraîner des dysfonctionnements. La plupart des désordres émotionnels ont pour origine des expériences désagréables ou douloureuses vécues dans le passé.

C’est d’une importance capitale de prendre conscience de ce fonctionnement.  Car cela peut colorer notre présent…Comme si celui-ci ne nous appartenait plus dans sa réalité objective mais était prisonnier d’émotions lointaines, en influençant notre ressenti et nos comportements, parfois longtemps plus tard.

 

Notre cerveau et notre corps n’oublient rien.

Les émotions qui ne se sont pas exprimées et vécues en leur temps sont bien mémorisées, stockées, encapsulées, engrammées, « congelées », prêtes à être réactivées dès que quelque chose ressemble à ce vécu émotionnel qui n’avait pas été vécu jusqu’au bout. L’émotion se traverse… comme une décharge…

La pleine conscience active les régions médianes de notre cerveau et contribue à favoriser la coordination entre le cortex préfontal et le système limbique qui sont des substrats neuronaux clés de l’attachement sécure.

Ce cerveau possède des mécanismes naturels d’auto-guérison comparables à de nombreux autres mécanismes du corps, comme la cicatrisation d’une plaie, l’élimination de microbes . D’où l’importance de s’approprier les techniques de respiration, de verbalisation, d’accueillir l’émotion avec bienveillance, la reconnaître, la traverser en conscience pour qu’elle ne prenne pas d’autres voies, au risque que le corps prenne le relais en « somatisant ». En verbalisant et décrivant ce que vous ressentez, vous renforcez ainsi la régulation du système limbique par le lobe frontal.

V. Gabriel Dubourg, Sophrologue

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