March 29, 2017

Comment la sophrologie aide à se libérer d’une addiction ?

Les addictions peuvent parfois être liées à un fonctionnement psychique paramétré sur le mode de la « survie». Peut-être que la dépendance à un produit ou un comportement a été nécessaire à un moment donné pour survivre psychiquement. Par exemple : utiliser sa dépendance pour réussir à aller vers les autres, pour éviter de ressentir des émotions difficiles, pour s’anesthésier ou encore pour se sentir fort… L’addiction est considérée comme une solution en raison d’un manque d’accès à nos ressources intérieures et à l’aide que chaque personne est en droit de droit de recevoir « amour, bien être et empathie ».

En ce sens, l’addiction a peut-être été nécessaire pour éviter de graves problèmes psychiques ou certains passages à l’acte. Mais vient un moment où cette béquille devient un handicap, un problème de plus à gérer. Et avec le temps, ces comportements détruisent le corps, et l’esprit. Parfois, il faut « toucher le fond » pour s’en sortir :  la souffrance de consommer devient alors plus coûteuse que l’abstinence.

Se couper de son corps, c’est se couper de ses ressources. En bloquant sa respiration sans même en avoir conscience afin de stopper le flux des émotions, que les personnes ont alors  l’illusion de  contrôler. Grâce à la sophrologie, nous allons petit à petit mettre en place une respiration complète et naturelle, qui va jusqu’en bas des poumons et ouvre le bassin. Un dialogue avec le corps va enfin s’instaurer durablement, qui met à l’écoute de nos sensations, permettant de découvrir ce monde intérieur si riche et passionnant.

En sophrologie nous réinvestissons aussi notre schéma corporel en travaillant sur l’ancrage pour nous donner un socle solide et bâtir nos fondations. Plus l’idée que notre corps est notre « maison » émerge de notre conscience, plus naturellement le désir de prendre soin de soi augmente.

Bien sûr, il nous faut renoncer à son addiction de prédilection (drogues licites et illicites, cigarettes, dépendance affective, alcool, sucre, boulimie, restriction alimentaire etc…), accepter d’être vulnérable, de traverser des sevrages physiques mais aussi mentaux et émotionnels, avec parfois des moments de déprime plus ou moins forts.

C’est en acceptant ces étapes que la joie, la sérénité, l’énergie et la confiance s’épanouiront aussi pour vivre pleinement.

Véronique Gabriel Dubourg

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