May 29, 2017

L’insatisfaction et le manque de reconnaissance au travail sont à l’origine du sentiment de frustration chez les salariés. Si elle est bien souvent le résultat de problèmes managériaux, cette émotion désagréable peut néanmoins être désamorcée grâce à quelques réflexes simples.

Selon une récente étude*, plus de la moitié des cadres estiment que leur entreprise ne permet pas de libérer le potentiel des salariés. Une source de frustration qui à long terme peut engendrer chez les employés du découragement, de la démotivation et un sentiment de mal-être au travail. Parmi les motifs de frustration, les salariés pointent du doigt la hiérarchie jugée trop verticale et l’incapacité de l’entreprise à permettre leur épanouissement personnel. Les salariés souhaiteraient également avoir recours plus souvent au télétravail.

Pourquoi ressentons-nous de la frustration ?

La frustration est un état d’insatisfaction. Lorsqu’un désir n’est pas comblé ou qu’il existe un décalage entre les attentes et la réalité perçue, un sentiment de profonde déception s’installe. Il s’accompagne bien souvent de colère, ce qui crée une tension intérieure très désagréable pour celui qui en souffre.

Au travail, ce sentiment peut apparaître lorsque le salarié estime ne pas percevoir de rémunération à la hauteur de son engagement, ou lorsqu’il n’évolue pas dans sa carrière comme il le désirerait. Mais il peut également naître d’un manque de reconnaissance par la hiérarchie, où lorsque le collaborateur ne trouve plus de sens dans ce qu’il fait.

La frustration source de mal-être au travail

Le salarié qui ne parvient pas à gérer sa frustration va avoir tendance à être plus facilement agacé et réactif face à des situations qu’il ne tolère pas. Le risque en laissant la frustration s’installer, c’est d’entretenir une ambiance négative autour de soi. Des conflits entre les collaborateurs ou avec la hiérarchie peuvent naître et donner lieu à des conséquences sociales dramatiques pour le salarié.

En mobilisant son attention et son énergie, ce sentiment risque également de faire baisser les performances du salarié pourtant en quête de reconnaissance. L’estime de soi peut alors être menacée et conduire le salarié dans un mal-être profond.

Comment gérer sa frustration au travail ?

Les émotions sont de véritables alertes intérieures. Ici, la frustration indique l’impossibilité d’accéder à quelque chose d’attendu. Il peut être judicieux de mesurer son niveau de frustration pour comprendre ce qu’il se joue réellement. Essayez de percevoir si votre émotion se rapproche plutôt de la déception ou de la colère et l’impact qu’elle peut avoir dans votre corps : baisse d’énergie ou au contraire accélération du rythme cardiaque couplée à l’envie de vous révolter.

Cette étape vous permettra de mettre à plat une partie des informations transmises par l’émotion. Puis revenez à votre objectif initial. Quel était-il ? Sous quelle échéance ? Quels sont les éléments qui vous permettent de l’atteindre.

Sortir ces éléments du cadre purement émotionnel sera à votre avantage pour vous entretenir avec votre hiérarchie.

De la frustration vers l’acceptation

La frustration peut soit mener à l’acceptation, soit devenir une véritable impasse. Accepter ne veut pas dire se résigner. Cela peut être l’occasion de se remobiliser pour définir un objectif plus en accord avec les attentes de sa hiérarchie. Essayez de faire ce choix en conscience. « Est-ce que je choisis d’accepter ou de lutter contre cette idée. Et quels sont dans ce cas mes ressources ? »

Si vous choisissez l’acceptation, un exercice vous permettra d’éliminer les ressentis désagréables qui persistent. Les yeux fermés, inspirez profondément par le nez en gonflant le thorax les mains sur les côtes, puis soufflez par la bouche en imaginant vider le corps de cette émotion. Profitez des expirations pour décontracter le corps et vous libérer ainsi de vos résistances.

*Sondage Capgemini Consulting

Et si vous ressentez le besoin de vous libérer de votre colère, Catherine Aliotta vous propose un exercice de sophrologie en vidéo :

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