April 23, 2017

Rencontre avec Louise Lucas-Wauthier, psychologue et sophrologue installée à Cannes.

Bonjour Louise, d’où venez-vous ?

Je suis d’origine Grassoise, cependant, dès mes vingt ans j’ai quitté ma province pour venir effectuer mes études de psychologie sur Paris. J’y ai résidé plus de 10 années ce qui fait que d’une certaine façon je me sens toujours très parisienne dans l’âme.

Quel fut votre parcours professionnel avant de vous orienter vers la sophrologie ?

Avant de m’orienter vers la Sophrologie, j’ai effectué jusqu’au master des études en psychologie clinique et psychopathologie. J’ai fait de nombreux stages en hôpitaux et cliniques mais je souhaitais particulièrement m’installer en libérale pour pouvoir apporter à mes patients un suivi plus rigoureux et personnel.

J’ai aussi entrepris une thérapie à orientation psychanalytique, durant plus de sept années, que je continue toujours aujourd’hui.

Quel fut votre premier contact avec la sophrologie ?

Mon 1er contact avec la sophrologie s’est fait très tôt vers l’âge de mes 16 / 17 ans pour apprendre à gérer mon stress durant mes études. J’ai commencé en groupe mais voulant m’y exercer de façon plus intense j’ai rapidement commencé à en faire avec une praticienne en individuelle.

Comment vous y êtes-vous formée ?

J’ai décidé de m’y former de façon plus professionnelle suite à ma rencontre avec Catherine Aliotta et Sylvie Bendavid-Altmann qui ont été vraiment fabuleuses ! J’ai aussi énormément lu. Et surtout, j’ai toujours continué de pratiquer un maximum tous les jours pour me former de façon personnelle à ce fabuleux outil dont l’on devient rapidement addict.

J’avais besoin de rajouter des nouveaux outils à ma pratique de la psychologie.

On nous pose souvent la question : comment choisir un sophrologue quand on a le choix ?

Il y a autant de sophrologies que de sophrologues ! Je veux dire par là, qu’il a toujours un sophrologue qui nous conviendra plus qu’un autre. Nous travaillons avec nos outils (certes d’une façon assez standardisé) mais aussi et surtout avec notre type de personnalité et notre vécu.

Je travaille avec mes outils psychologiques mais aussi et surtout, avec ma mallette de bricolage sophrologique !

Comment menez-vous vos propres séances de sophrologie ?

Tout d’abord, j’avertis mon futur patient qu’ici l’on prend son temps ! Et que la séance dure souvent au minimum une heure.  Mon cabinet étant spacieux, il y a donc de l’espace pour s’exprimer et se reposer. Puis, je commence à recueillir quelques informations qui me seront très utiles, pour voir vers où, nous allons nous orienter ensemble.

Je travaille avec mes outils psychologiques mais aussi et surtout, avec ma mallette de bricolage sophrologique ! Qui regorge d’objets, d’instruments thérapeutiques très perspicaces, pour apporter au plus vite un état de mieux être, face à des difficultés ou quêtes.

De ce fait, nous entamons (en fonction du protocole que nous avons établi au préalable) quelques exercices qui sont destinés spécifiquement à mon consultant.

Puis, je leur propose de  s’allonger confortablement ou de rester assis pour passer à l’étape de la relaxation proprement dit. Là, nous travaillons sur leurs émotions, leurs visualisations, dans cet état singulier qu’est la relaxation.

Enfin, nous revenons sur leurs ressentis et découvertes personnelles suite à la séance.

Ceci étant ma façon de travailler. J’œuvre et perçois la sophrologie comme un outil artistique et scientifique. Mon seul but étant, que toute personne puisse enfin se vivre dans l’épanouissement.

C’est l’été, il y a-t-il des petits exercices de sophrologie que l’on peut pratiquer en vacances, sur la plage, par exemple ?

L’été est tout à fait propice pour bien ancrer de nouvelles habitudes positives pour l’année à venir.

Prenons le cas d’une personne qui simplement est agréablement allongée sur sa serviette de plage. Elle peut commencer mentalement à relâcher son corps, en se faisant une lecture détaillée de tout son schéma corporel, en commençant de ses pieds, pour terminer au sommet de son crâne.

Puis, elle peut soit visualiser un lieu qui lui est « ressource » où, si elle se trouve dans un état de bien-être, inscrire en chacun de ses sens un élément qui lui est positif, en faisant un exercice de conditionnement, c’est-à-dire en pinçant son pouce avec son index pour encrer chaque signal positif à chaque sens.

Il lui suffira durant l’année à venir, en situation de stress de pincer son pouce avec son index pour réactualiser la sensation positive encrée en état sophroliminal dans son inconscient et son corps.

Vous êtes maman, qu’est-ce que cela vous apporte dans la prise en charge des problématiques liées à la maternité ?

Je suis en effet maman de plusieurs enfants, et j’attends d’ailleurs un heureux événement pour la fin de l’année !

Durant mon parcours d’être mère, j’ai malheureusement vécu des moments difficiles, comme des fausses-couches et une interruption médicale de grossesse. La sophrologie m’a toujours été d’un bien grand secours pour accepter et dépasser ces terribles accidents de la vie tout en restant dans un esprit positif.

Cela me permet de pouvoir encore mieux comprendre et accompagner des parents dans ce parcours non anecdotique qu’est la périnatalité !

Comment voyez-vous évoluer votre métier de sophrologue dans les années qui viennent ?

 Je pense que nous vivons une période de grands changements. Depuis l’apparition d’Internet et des nouvelles technologies, le monde et les pathologies psychiques rencontrent de grandes mutations.

Simplement dans ma pratique j’ai pu constater cela par mon passage de mon cabinet sur Paris à celui sur Cannes. Par exemple, sur Paris le stress est de plus en plus important, sur Cannes j’ai dû me confronter à beaucoup plus de problématiques alimentaires (T.C.A) Cependant, je vois en la sophrologie pour l’avenir une stabilité, un refuge, une alliée face à tous ces événements.

Son site internet.

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