February 23, 2017

Le dernier Plan Cancer mis en place par le gouvernement en 2014 révélait que cette maladie restait la première cause de mortalité en France avec pas moins de 150 000 décès chaque année. Les chiffres soulignent que les hommes sont davantage touchés par le cancer du poumon, alors que chez les femmes, le cancer le plus meurtrier reste celui du sein avec plus de 50 000 décès par an. Plus impressionnant encore : cette année, 350 000 nouvelles personnes, soit l’équivalent de la population de la ville de Nice,ont été diagnostiquées cancéreuses.

Face à ce constat alarmant et des chiffres en constante augmentation, une nouvelle dynamique s’est créée en France depuis le début des années 2000 pour permettre à chacun d’entre nous d’avoir les mêmes chances de lutter contre cette maladie. Les parcours de santé sont en effet davantage personnalisés et les soins oncologiques de support, sorte de complément proposé aux malades en parallèle de leur traitement conventionnel, sont d’année en année de plus en plus accessibles.

La sophrologie est reconnue comme soin oncologique de support, mais en quoi peut-elle être bénéfique pour un malade pendant sa phase de traitement ?

Les témoignages des personnes qui suivent une chimio ou une radiothérapie font souvent état d’effets secondaires désagréables pouvant devenir parfois un frein à la poursuite d’un traitement. Baisse de moral, grande fatigue, dérèglements digestifs, perte de cheveux… la liste peut être longue et variable selon les malades.

Loin de guérir, la sophrologie permet néanmoins d’inscrire ces malades dans une nouvelle approche face à leur maladie. Connue et reconnue pour apporter de la détente, ce qui est en soi est déjà bénéfique pour un malade, la sophrologie va bien au-delà puisqu’elle permet  de retrouver de la vitalité pour lutter contre la fatigue, de stimuler son potentiel physique pour mieux armer à la fois son corps et son mental pour accepter et renforcer l’efficacité du traitement.

Les malades sont ainsi mis dans une dynamique plus positive et combative. Si certains se concentrent sur leur respiration, décontractent leurs corps pendant une séance de chimiothérapie, d’autres préféreront écouter à nouveau l’enregistrement d’une visualisation faite par leur sophrologue lors d’une précédente séance leur faisant visualiser, par exemple, leur champ cellulaire reboosté par les injections prêt à mieux s’armer et se défendre par exemple contre les métastases.

De plus en plus de centres d’accueils pour les malades proposent maintenant l’accès en individuel ou séance de groupes à des séances de sophrologie. Pour une prise en charge personnalisée, en général, 8 à 12 séances peuvent être envisagées chez un sophrologue certifié et spécialisé en soins oncologiques de support.

TC

Les commentaires sont fermés