March 28, 2017

 

Comment réduire sa consommation ou venir à bout de son addiction quand on est enceinte ? Une question non négligeable, quand on connait l’impact du tabagisme passif pour l’enfant à l’état de fœtus.

La sophrologie peut-elle alors être une solution ? 

Fausse couche, accouchement prématuré, déficiences physiques ou psychiques pour le nouveau né, la liste pourrait être longue ou effrayante. Pourtant, certaines femmes ont du mal à réduire voire stopper leur consommation de nicotine. Comme dans la grande majorité des cas, fumer est la réponse quasi instantanée au stress, on peut comprendre que l’arrêt avant ou pendant la grossesse soit, pour elles, compliqué à gérer.

Comme pour toute dépendance, un arrêt progressif et accompagné apportera de biens meilleurs résultats. La frustration sera gérée au fur et à mesure. L’effet de manque sera plus facile à combler et à surmonter.

Un facteur motivant dans l’arrêt du tabac pour une femme enceinte reste, avant tout, l’intérêt de l’enfant. Si on ne lui souhaite aucune complication ou déficience dès la naissance, se projeter alors 9 mois sans tabac parait surmontable.

Mais comme la grossesse peut elle aussi générer stress, angoisse et appréhension, et que le seul outil de lutte pour les surmonter reste le tabac. Le cercle vicieux s’enclenche à nouveau.

 

En quoi la sophrologie est-elle efficace ?

L’intérêt de la sophrologie dans la gestion du stress et des émotions négatives est aujourd’hui indiscutable. Le bénéfice de la technique pour une femme enceinte soumise au diktat du tabac serait de pouvoir se rapprocher davantage de son corps, de ses ressentis et par effet de répercussion, des ressentis de son enfant.

Prendre conscience de ce qui se passe à l’intérieur de soi pour se libérer d’une addiction qui pourrait être néfaste à l’enfant que l’on porte.

Les séances en sophrologie fonctionnent de manière crescendo.  La gestion du stress, de la pulsion et l’envie de maintenir l’arrêt ou une consommation restreinte jusqu’à l’accouchement vont devenir le fil conducteur de l’accompagnement. Pour gagner en efficacité et offrir des résultats probants, l’entrainement est dans ce cas de figure primordial. Les exercices de relaxation dynamique devront être pratiqués au quotidien pour créer et faire perdurer cette dynamique d’abstinence. Et dès qu’une envie se fait sentir, ces mêmes exercices deviennent un outil bénéfique, sans aucune contre indication pour la mère ou l’enfant. Des exercices que la mère pourra reproduire aisément quelque soit l’endroit, le moment ou la situation.

Comme la sophrologie travaille la respiration  la détente musculaire et l’imagerie mentale, il est à parier qu’un programme dédié à l’arrêt du tabac puisse avoir des répercussions positives pendant la grossesse aussi bien pour la mère que pour l’enfant.

 

 

Les commentaires sont fermés