Interview de Joélya Maréchau, sophrologue à Londres

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Quel a été votre parcours professionnel avant de devenir sophrologue ?

Grâce à des études d’arts et de cinéma, mon CAPES en poche, j’ai été enseignante en arts plastiques pendant plus de 17 ans en lycée, en collège et depuis deux ans institutrice dans le primaire sur Londres ; Auparavant j’ai travaillé dans une grande administration culturelle à Paris. Le travail fut passionnant, trépidant mais extrêmement stressant… même pour une administration. Expériences riches et intenses où je me suis accomplie.

A quel moment de votre vie avez-vous croisé la sophrologie ?

Travaillant toujours dans le monde des enfants et des adolescents, j’ai voulu – pour aider des jeunes mamans – devenir instructrice en Baby-massage. C’est lors de cette formation que j’ai rencontré une jeune sophrologue. Elle m’a fait découvrir cet univers où elle se sentait bien et utile. Elle m’a transmis ce besoin d’aller plus loin dans l’aide et la relation humaine… et c’est ainsi que j’ai croisé sur mon chemin la sophrologie. Ce fut la révélation !

La sophrologie correspondait si bien à ma recherche personnelle et ma démarche que j’ai vite entrepris une formation approfondie, puis plusieurs spécialisations correspondant à mes centres d’intérêt.

Comment vous êtes-vous formée à la sophrologie ?

Ma formation initiale s’est déroulée à l’Institut de formation à la Sophrologie à Paris, école de Catherine Aliotta. Formation que j’ai réellement appréciée par son cadre, sa diversité et son sérieux.

J’ai choisi d’approfondir  cette dernière en me spécialisant tout particulièrement dans mes domaines de prédilection :

– La sophrologie ludique, avec leurs créateurs Claudia Sanchez et Ricardo Lopez
– La périnatalité et les Adolescents (IFS Paris)
– La sophrologie et la relaxation pour les enfants et les adolescents à l’Ecole de Sophrologie Relationnelle (Alain Zuili)
-« Enfants cas spécifiques » et  « Gestion du  sommeil » au CEAS Paris (Caroline Rome, Luc Audoin).

Toutes ces expériences et toutes ces rencontres me permettent aujourd’hui d’accompagner au mieux de nombreux cas particuliers, avec une réelle écoute et bienveillance.

Si vous deviez donner une définition de la sophrologie, quelle serait la votre ?

J’ai deux phrases « fétiches », elles expriment avec simplicité et clarté ce que représente la sophrologie pour moi: la première vient de son créateur, le professeur Caycédo : « la sophrologie c’est la pédagogie du bonheur », et la deuxième est un petit clin d’œil philosophique : « j’ai décidé d’être heureux, c’est meilleur pour la santé » de Voltaire.

Comment est perçue la sophrologie en Angleterre ?

Je pense que la sophrologie en est encore à son balbutiement en Grande Bretagne. Les britanniques sont des personnes qui aiment innover en terme de recherche sur le bien-être, ils sont prêts à essayer et à adopter. La sophrologie sera à mon avis une des méthodes thérapeutiques d’avenir de ce côté de la Manche. Travaillant essentiellement avec la communauté Française pour le moment, j’ai l’intention de m’associer activement au développement de la sophrologie en langue anglaise.

Est-elle mise en avant dans les médias ?

Honnêtement, jamais. Mais j’ai l’espoir qu’un jour…

Avez-vous un domaine d’intervention particulier ?

Je ne pourrais sincèrement pas dire que j’ai un domaine d’intervention particulier, j’en ai plusieurs mais ils sont souvent complémentaires. J’interviens depuis ma nouvelle installation à Londres principalement auprès des enfants et des adolescents en groupe ou en individuel, et aussi maintenant sous forme d’ateliers scolaires pour des classes de primaire. De nouveaux ateliers se mettent en place, sur la gestion du sommeil et la gestion du stress pour les adultes et les adolescents. Pour ces derniers, je démarre des groupes de préparation au bac. J’accompagne aussi évidemment des futures et nouvelles mamans.

Avez-vous des projets autour de cette activité ?

Des projets, sans aucun doute. Mon premier projet, qui est en cours de réalisation, est de réunir au sein de mon espace des professionnels de la périnatalité : sage-femme, intervenante en lactation, doula, intervenante en portage bébé, pour aider les futures mamans de langue française dans leur projet de naissance et d’après naissance. Et mon deuxième projet – qui me tient vraiment à cœur –  serait d’écrire des livres de sophrologie pour enfants, des contes, des histoires.

Tous les témoignages de sophrologues.

Le site internet de la sophrologue.

2014-11-29T16:45:19+00:00 02/03/2012|Métier|