Interview de la sophrologue Solange Siri

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Nous poursuivons notre série de témoignages de sophrologue avec le parcours de Solange Siri.

Quel fut votre parcours professionnel avant de devenir Sophrologue ?

Avant d’être sophrologue, j’étais enseignante, j’enseignais l’anglais en collège. Ce qui m’attirait au départ dans cette profession, comme dans les autres responsabilités que j’ai occupées (principalement dans l’assistance, le conseil et la relation client), c’était la transmission et l’accompagnement. J’ai mis mon métier de professeur entre parenthèses, car j’ai envie d’accompagner le développement des capacités de mes élèves, mais aussi d’autres personnes, d’une façon plus globale que par l’unique enseignement d’une langue étrangère.
Au collège, où les conditions d’exercice sont souvent très difficiles, j’ai très rapidement senti que les outils pédagogiques que j’avais acquis de par mon cursus universitaire et ma formation d’enseignante, restaient limités à l’enseignement théorique d’une langue, me laissant impuissante et frustrée dans la plupart des situations difficiles au niveau de la relation aux élèves, de la gestion de groupe et de la résistance au stress. Très vite, j’ai ressenti que mon manque de confiance en moi et en mes capacités à l’époque, étaient un frein puissant à mon épanouissement professionnel et personnel dans ce métier.

La sophrologie m’a réconciliée avec ma confiance en moi et m’a dévoilé mon envie d’étendre mon champ d’action.

A quelle occasion de votre vie avez-vous découvert la sophrologie ?

J’ai découvert la sophrologie il y a plusieurs années, à un moment de ma vie où différents éléments difficiles se sont cumulés. Une amie m’avait parlé de la sophrologie et m’avait conseillé de rencontrer la sophrologue qui la suivait. La sophrologie a été comme une bouée de sauvetage pour moi à une période où je me noyais dans les soucis et les idées noires.
Au bout de quelques séances, la sophrologie m’a réconciliée avec mon corps, mes sensations et ma confiance en moi. La méthode m’a permis de prendre conscience de mon existence propre, de ma présence ici et maintenant et de développer un regard différent sur ma vie, plus positif et avec plus de recul. Dès lors, je me suis dit : « un jour je serai sophrologue », pour vivre  et maîtriser cet état harmonieux tous les jours, à chaque instant et le transmettre aux gens autour de moi.

Comment vous êtes-vous formée à la sophrologie ?

Après avoir vécu un accompagnement individuel en sophrologie puis l’avoir pratiqué en cours collectifs pendant quelques années, j’ai décidé de m’investir dans une formation professionnelle au métier de sophrologue. J’ai choisi l’INES (Institut National d’Enseignement de la Sophrologie) pour suivre cette formation. La responsable pédagogique de l’école, Marie-Laure Alagille Jacquet, était la sophrologue qui menait les cours collectifs auxquels je participais. Connaissant la rigueur, la qualité et l’efficacité de ses séances, c’est tout naturellement que je me suis adressée à son école pour la formation de sophrologue. Marie-Laure est très exigeante avec ses élèves mais sait être disponible et à l’écoute. Avec beaucoup de douceur mais aussi avec la fermeté nécessaire pour mener un groupe pour qu’il avance et évolue positivement, Marie-Laure s’attache constamment à dévoiler le potentiel de chacun de ses élèves, elle nous aide à prendre plus confiance en nous et nous fait grandir finalement.
Ce n’est pas une formation facile mais l’INES donne vraiment à ses élèves les moyens et les supports pédagogiques pour réussir.  L’école tient vraiment à la qualité et la compétence professionnelle des élèves à qui elle délivre le diplôme de sophrologue certifié, ce qui est primordial pour le développement, la reconnaissance et la pérennisation de la profession.

Comment conduisez-vous vos séances de sophrologie ?

Mes séances de sophrologie sont différentes selon qu’elles se déroulent en individuel ou en collectif.

En cours collectifs, après avoir accueilli le groupe, j’explique la séance : son intentionnalité, c’est-à-dire ce que nous essayons d’atteindre ou de développer par la technique de la séance. Je décris les mouvements s’il s’agit de relaxation dynamique ou encore les projections et visualisations que nous allons mettre en place si nous vivons des visualisations positives, en bref, je décris le déroulement de la séance et la manière de procéder. Puis la séance démarre guidée par le son de ma voix. Les séances se font toujours dans des postures de quotidienneté et d’action : debout ou assis. Après la séance et avant de se quitter, nous vivons un temps de partage du ressenti de chacun, au cours duquel les élèves qui le souhaitent peuvent verbaliser ce qu’ils ont vécu, dans l’objectif de mieux l’intégrer encore.
Lors des séances individuelles, je prends plus de temps avec la personne venue me voir, pour découvrir l’état d’esprit dans lequel elle arrive. A son écoute, je la laisse s’exprimer pour lui permettre de déposer des valises éventuellement trop lourdes et pour me permettre de calibrer au mieux la séance de sophrologie et la technique utilisée en fonction des besoins de la personne. La toute première séance individuelle est toujours un peu plus longue car c’est là que je prends le temps de découvrir la personne ; je lui laisse le temps de formuler sa demande concernant un accompagnement en sophrologie et l’interroge de manière à obtenir les informations qui me permettront de lui proposer un suivi adapté à ses besoins, voire à sa problématique.

Vous avez été enseignante. Est-ce que la sophrologie était présente dans les établissements dans lesquels vous exerciez ?

Je n’ai pas eu l’occasion d’exercer dans des établissements où la sophrologie était présente malheureusement. J’avoue qu’avant d’avoir fait ma formation, je n’imaginais pas qu’on puisse intégrer la sophrologie au collège. Je vois maintenant parfaitement à quel point elle pourrait être utile, et pas seulement pour la préparation aux examens mais aussi au long cours, pour aider les élèves à canaliser leur énergie ou aider l’équipe d’encadrement à faire face au stress et aux situations difficiles.

Quels sont vos autres domaines d’intervention ?

J’ai suivi des séminaires de spécialisation dans la gestion du stress et des émotions par la sophrologie, dans l’amélioration du sommeil et dans l’accompagnement du vieillissement. J’ai beaucoup de plaisir à organiser auprès de clubs de retraités ou des instituts divers, des ateliers thématiques qui s’adressent aussi parfaitement à des adultes plus jeunes : atelier équilibre, renforcement de la mémoire et de la concentration, amélioration du sommeil.
Dans mon cabinet, j’organise des séances collectives en petits groupes dont l’objectif est le développement de la détente corporelle et mentale, la confiance et l’affirmation de soi, la gestion du stress, le lâcher-prise…
Les problématiques plus particulières et personnelles peuvent-être abordées en séances individuelles, elles peuvent concerner : l’accompagnement au changement de comportement concernant une addiction par exemple, la confrontation à un évènement douloureux (deuil, séparation, maladie…), préparation à un examen, un entretien professionnel par le renforcement de la confiance en soi.

Quelle est votre définition de la sophrologie ?

Pour moi la sophrologie est une pédagogie du mieux-vivre, du mieux-être. C’est un entraînement au développement de nos capacités profondes par le renforcement de notre aptitude à avoir un regard plus positif sur nous-mêmes et sur la vie. La sophrologie est un outil très efficace dans la vie de tous les jours quand il est utilisé régulièrement pour optimiser notre énergie positive et nos capacités d’adaptation à toutes les situations de la vie.
Au travers de techniques basées sur la relaxation du corps et de l’esprit, sur la maîtrise de la respiration, à l’aide de mouvements doux de tension-relâchement et des visualisations positives, la sophrologie cherche à mobiliser et optimiser les ressources positives de l’individu. Ces techniques sont vécues à un niveau de vigilance abaissée, permettant d’être plus disponible à nous-mêmes et permettant au corps d’être plus réceptif aux sensations et de mieux les mémoriser.

Le site de la sophrologue : www.lasophrologiedansmavie.fr

2016-10-16T13:37:48+00:00 23/11/2012|Métier|