Rester soi-même et prendre conscience de soi

La notion universelle de soi affirme simultanément une identité et une exclusion, parce qu’il faut s’affirmer avec sa personnalité, et dans un même temps s’acclimater à l’autre et aux autres, en se fondant dans la masse.

Le phénomène actuel veut que l’on s’identifie et que l’on décline une appartenance, qu’elle soit familiale, professionnelle, politique, religieuse, intime…et ce par le biais des médias, de l’internet, de la mode, de la culture, des moeurs de tendances, des divers domaines professionnels, du sport, du retour aux sources, à la nature…

Rester soi-même

Nous autres, êtres humains, vivons à majorité en société, en communauté et, donc en groupe. Ce fonctionnement se développe par nature, par besoin et par nécessité également.

Bien que chacun de nous aspire à une individualité légitime, il cherche à s’accompagner de ses pairs aussi bien en famille, qu’entre amis, au travail….etc

L’invividu a besoin de pouvoir appartenir à un groupe, comme il éprouve aussi le besoin d’être seul, autonome, libre et donc individualiste par essence. C’est là que l’on va parler de l’estime de soi (adjectif grec etymos « vrai », et aestimare « estimer ») signifiant s’apprécier, se considérer, mais aussi s’évaluer, se juger soi même.

L’être humain recherche la reconnaissance de l’autre ou des autres qui l’entourent par nature, car nous avons dans nos gênes la notion de la communication et de la pluralité.

Cela fait partie de son fonctionnement spontané.

La vraie question: Est-ce que nous personnes intègres, nous demeurons toujours nous même dans un groupe, une communauté, une famille ?

Suivant les demandes des personnes que l’on note en psychothérapie et en sophrologie, le constat des situations socio-individuelles montre une difficulté ou bien une contrainte à se positionner pleinement parmi les autres.

Pour parvenir à exister en tant que soi-même, donc librement dans le groupe, il est important de se connaître d’abord, pour pouvoir s’épanouir tous ensemble, en conservant chacun son intégrité et ses différences afin de former une dynamique.

Rimbaud disait : « Je est un autre que moi ». Cette phrase est déjà l’intégration, l’ouverture au monde, donc aux autres. L’appartenance a un groupe doit être génératrice de force et de confiance en soi pour l’individu.

C’est de l’épanouissement que de pouvoir ressentir son corps en pleine conscience; il nous faut l’écouter et le faire réagir positivement par la respiration et la visualisation d’images ressources.

Le principe fondamental de la Sophrologie est bien d’utiliser le principe d’action positive, tout en gardant la réalité objective.
Il est judicieux de s’écouter, d’être présent à soi même dans l’ici et maintenant; il faut s’habituer à se considérer et à s’aimer afin d’exister librement !

Auteur : Sophie PADOVANI, Sophrologue.

2017-07-21T09:49:15+00:00 05/08/2013|Psycho|