Il existe différentes formes d’addictions : tabac, alcool, drogue… Outre le côté dépendant d’une addiction, elle est aussi dangereuse pour la santé physique et mentale d’une personne. En prévention ou en accompagnement, la sophrologie est une excellente méthode pour contrôler sa consommation.  

Cancer : le tabac et l’alcool pointés du doigt

Le 20 août dernier, la revue scientifique médicale The Lancet1 a publié une étude scientifique analysant les principaux facteurs favorisant un cancer. Les premiers responsables : le tabac et l’alcool2. Cette étude, menée entre 2010 et 2019, a montré que le tabac et l’alcool étaient effectivement les premiers facteurs favorisant la venue d’un cancer. Le tabac reste tout de même en première position car il contribue à 33,9% au développement de cette maladie. Tandis que l’alcool se retrouve en deuxième position avec un taux de 7,4%.

Comme l’explique l’Organisation Mondiale de la Santé3, le cancer étant « l’une des principales causes de mortalité dans le monde », ces chiffres sont très alarmants et amènent à se questionner sur l’impact d’une dépendance sur la santé des personnes addictes. En effet, outre le fait que le tabac et l’alcool peuvent être addictifs, ils sont aussi dangereux pour la santé. Mais comment savoir quand une personne souffre d’une addiction ?

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sophrologie et cancer

Prendre conscience de son addiction

Il est parfois difficile pour une personne dépendante de se rendre compte de son addiction. Cependant, certains symptômes ne trompent pas. Les personnes souffrant d’addiction ressentent généralement un « désir souvent puissant, voire compulsif, de consommer »3 la substance à laquelle elles sont addictes et ont aussi beaucoup de mal à réguler leur consommation. Leurs pensées sont tournées vers la substance et l’envie de la consommer. D’autres symptômes peuvent aussi apparaître en cas de sevrage tel qu’un grand mal-être physique4 (agitation, accélération du rythme cardiaque, crampes…).

Pour le tabac et d’autres substances comme la drogue, il est d’autant plus difficile d’arrêter leur consommation en raison de leur composition addictive. La nicotine présente dans une cigarette, par exemple, engendre généralement une forte dépendance au bout de quelques semaines de consommation.

Alors quand plusieurs de ces symptômes apparaissent, il est important d’être accompagné afin de calmer son addiction. Une prise en charge est d’ailleurs nécessaire, mais parfois cela ne suffit pas. La sophrologie est alors un atout supplémentaire à ce suivi médical afin d’être accompagné dans sa démarche de sevrage.

Gérer son addiction avec la sophrologie

Outre le danger que représente une addiction sur le corps, elle peut aussi avoir d’importantes répercussions sur la santé mentale. Lorsqu’une personne consomme à outrance un produit comme le tabac ou l’alcool, et qu’elle décide de s’arrêter complètement, les répercussions sur le mental sont très importantes. Baisse de moral, difficultés de concentration et irritabilité sont les principaux symptômes après l’arrêt d’une substance addictive. Tout cela est essentiellement dû au sevrage et au manque de ce produit. Ne plus consommer une substance addictive engendre très souvent un manque qui occupe toutes les pensées.

La sophrologie se positionne ici en tant qu’accompagnement pour apprendre à gérer son addiction et calmer le stress et le bouleversement émotionnel que le manque peut engendrer. L’addiction à une substance engendre souvent une perte de contrôle vis-à-vis de sa prise de décision et de sa propre consommation. En travaillant avec un sophrologue sur les ressentis physiques et mentaux qu’engendre l’arrêt de son addiction, il sera alors plus facile pour une personne addicte de reprendre le contrôle de ses pensées.

L’accompagnement sophrologique permet d’apprendre à calmer ses pulsions à l’aide de plusieurs techniques de relaxation, de respiration et de visualisation. Ainsi, lorsqu’une personne ressent l’envie de rechuter dans son addiction, il lui sera possible d’utiliser ces différentes techniques pour calmer ses pulsions et reprendre le contrôle de ses pensées. La sophrologie agit donc ici comme un accompagnement thérapeutique dans le suivi d’une addiction.

Il est aussi possible d’utiliser la sophrologie comme préventif à une addiction. Comme l’explique le Docteur Lafcadio Robert Rusu5, « la sophrologie permet de faire un pont entre les TCC (Thérapies Cognitives et Comportementales) et le sevrage […] ». Lorsqu’une personne se sent dépendante d’un produit, il lui est tout à fait possible d’être accompagnée par un sophrologue. Cela lui permettra ainsi de contrer la venue et l’ancrage de cette addiction et d’empêcher la perte de contrôle.

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