Profession libérale, le sophrologue ce thérapeute indépendant

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Le métier de sophrologue est assez récent, puisqu’il est reconnu comme étant une profession libérale seulement depuis 2012. Ce professionnel de la relation d’aide est donc indépendant. Un statut qui permet au sophrologue d’intervenir en cabinet, aux domiciles de ses clients ainsi que dans une multitude de structures. Revenons ensemble sur les particularités du métier de sophrologue.

Sophrologue, une profession libérale

L’activité de sophrologue est effectivement récente. C’est en 2012, que l’INSEE ajoute le métier de sophrologue à sa Nomenclature des Activités Françaises¹. Ce qui signifie que dès cette date, ce thérapeute fait bel et bien partie de l’économie du pays. Le métier de sophrologue est donc une profession libérale qui possède ses propres codes APE. Des codes qui permettent d’identifier le secteur d’activité d’un travailleur indépendant. Il en existe alors deux, séparant l’activité à visée thérapeutique de l’activité plutôt orientée bien-être. Une première reconnaissance pour un métier qui ne cesse d’évoluer.

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Par ailleurs, actuellement, la profession est dite « non-réglementée », car elle n’est régit par aucun ordre professionnel. Soit, une institution qui regroupe généralement des indépendants, des professions libérales et qui assure la régulation du métier auprès des pouvoirs publics. Au-delà de l’INSEE, un autre organisme a enregistré le métier de sophrologue, comme étant une profession libérale. Il s’agit de la Chambre Nationale des Professions Libérales² (CNPL). Cette dernière fait d’ailleurs une distinction particulièrement importante pour les thérapeutes. Puisqu’elle reconnait l’activité de sophrologue comme étant une profession intellectuelle qui transmet un savoir et pas comme un commerçant qui vend un service. Ainsi, bien ancré dans le panorama des professions libérales, le sophrologue est un travailleur indépendant pas comme les autres.

Quel est le meilleur statut pour un sophrologue ?

Comme évoqué précédemment, le sophrologue est un travailleur indépendant. À ce titre, il est amené à déclarer son activité et à choisir un statut juridique en adéquation avec cette dernière. En effet, exercer en libéral signifie être autonome dans la gestion de ses clients, de ses tarifs, de son organisation ainsi que de ses tâches administratives. Alors, en France, il existe divers statuts auxquels les indépendants peuvent adhérer. Entreprise individuelle, SASU, EURL, SARL ou encore micro-entreprise, il faut faire un choix. Certains optent même pour le portage salarial, une forme hybride entre l’autonomie de l’indépendant et la protection du salariat.

Bien évidemment, chaque statut dispose de règles spécifiques et de conditions particulières. C’est pourquoi, en tant que sophrologue, il est important d’évaluer chacun d’entre eux avant de prendre une décision. Mais alors, quel est le meilleur statut pour un sophrologue ? S’il est complexe d’apporter une réponse tranchée, la Chambre Syndicale de la Sophrologie³ nous apporte un début de réponse. Effectivement, d’après l’une de leur enquête, menée en 2021, plus de 80 % des sophrologues interrogés déclarent être autoentrepreneurs. Un statut simplifié qui, visiblement, correspond parfaitement à l’activité de ces derniers. Exonération de la TVA, fiscalité avantageuse, comptabilité allégée, ces avantages ont su séduire les sophrologues.

Profession libérale, le sophrologue peut-il être salarié ?

Ce qui attire les personnes choisissant le métier de sophrologue, est effectivement le fait d’être à son compte et d’exercer en libéral. Le thérapeute a donc l’opportunité de modeler son activité comme bon lui semble. Il choisit alors quand exercer, où pratiquer, comment et auprès de quel public. Des avantages non-négligeables qui séduisent bon nombre de sophrologues. Cependant, si le métier de sophrologue est connu pour être une profession libérale, une option se développe de plus en plus.

En effet, certaines entreprises proposent désormais des postes de sophrologue en salariat. Le besoin étant tellement présent dans ces structures, qu’elles ont fait le choix de salarier le thérapeute, plutôt que de le mandater ponctuellement. C’est pourquoi, il arrive de plus en plus, de voir des offres d’emploi de sophrologue fleurir sur Internet. Centres de bien-être, Ehpad, structures paramédicales ou hôpitaux, sont les établissements les plus susceptibles de compter des sophrologues parmi leurs salariés. Ainsi, bien que cela reste une minorité, le sophrologue peut bel et bien être salarié d’une entreprise.

Dans quelles structures le sophrologue peut-il exercer ?

Qu’il soit travailleur indépendant ou salarié, le sophrologue peut exercer dans de nombreuses structures différentes. En effet, véritable thérapeute caméléon il s’adapte à son environnement, à ses clients ainsi qu’à leurs problématiques. Un avantage qui lui permet de pratiquer un peu partout. Puisque là ou il y a des humains, il peut y avoir de la sophrologie. En séance individuelle ou collective, le sophrologue dispose d’un « terrain de jeu » extrêmement vaste. Il peut donc intervenir dans les entreprises, peu importe leur secteur d’activité ou leur taille. Il peut également exercer dans les structures médicalisées comme les maisons de retraite, les hôpitaux ou encore les centres anti-douleur. Les associations, les clubs de sport et les établissements scolaires peuvent aussi faire appel à l’expertise du sophrologue. Enfin, ce dernier peut intervenir dans les centres de bien-être et de thalasso. Ainsi, ce qui fait la richesse du métier de sophrologue est certainement la diversité de ses lieux d’intervention.

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